Au cours d’un comité central d’entreprise le 4 septembre, Air France a menacé de réduire de 10% son programme de vols long-courrier, voire de recourir à des licenciements. La compagnie espère contraindre ainsi ses syndicats, notamment de pilotes, à débloquer les négociations.
Une réduction du programme de vols aurait une conséquence sur la flotte. Une dizaine d’appareils pourrait ainsi être retirée du service, voire quatorze dans le scénario le plus pessimiste. A raison d’environ trois cents emplois par avion, la réduction d’effectif serait conséquente.
La poursuite du blocage avec les syndicats pourrait par ailleurs remettre en question la livraison des 787, attendus à la fin de l’année 2016.
Des décisions devraient être annoncées au plus tard après le CCE extraordinaire du 5 octobre.
A noter que, actuellement, l’activité long-courrier est globalement bénéficiaire mais la moitié des lignes n’est pas rentable.
En ce qui concerne une éventuelle low-cost long-courrier, Frédéric Gagey a indiqué qu’elle ne serait qu’une activité marginale si elle était créée. D’autant qu’Alexandre de Juniac a souvent répété qu’il ne croyait pas au modèle, considérant que l’utilisation des appareils était déjà très bonne et qu’il était difficile financièrement de clouer une partie de sa flotte au sol en hiver pour s’adapter à la saisonnalité de l’activité.







