Akka Technologies est un groupe européen d’ingénierie et de conseil en technologies, essentiellement tourné vers les transports – l’aéronautique et le spatial, l’automobile et le ferroviaire. Fort de plus de 10 000 salariés et d’un chiffre d’affaires prévisionnel d’un milliard d’euros en 2012, Akka Technologies prévoit de recruter en 2013 quelque 800 nouveaux salariés au sein de sa division Aerospace.
Ce plan d’embauches est à ce jour le plus important jamais réalisé par Akka Technologies dans l’Aerospace, une activité en plein développement grâce à Aéroconseil, société nouvellement acquise par le groupe d’ingénierie. Nicolas Pacault, vice-président Aerospace du groupe, détaille pour nous cet ambitieux plan de recrutement.
Présentez-nous les activités d’Akka Technologies dans l’aéronautique et le spatial ?
L’aéronautique et le spatial représentent 25 % de nos activités globales, soit 250 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 3 000 collaborateurs dans le monde. Près de 75 % de nos activités dans ces domaines sont réalisés en France, les 25 % restants le sont à l’international. Notre objectif, dans les 5 prochaines années, est de développer l’Aerospace à l’international, principalement sur nos trois marchés d’avenir : le Canada, le Moyen-Orient et l’Asie Pacifique, notamment Singapour et la Malaisie.
Pour ce faire, nous allons nous appuyer sur Aéroconseil, notre société de conseil spécialisée dans l’aéronautique et le spatial, qui représente 1 200 salariés. Aujourd’hui, Aéroconseil nous permet de couvrir l’ensemble du cycle en V d’un produit : de l’ingénierie système, jusqu’au customer services ou ingéniering de maintenance (maintenance des avions en service, formation des personnels…), en passant par le « field representative » (représentation des avionneurs auprès des compagnies aériennes).
Par ailleurs, nos clients sont des sociétés de MRO, des compagnies aériennes, les avionneurs (sauf Boeing), les systémiers (Thales, Aircelle…), et les équipementiers (le groupe Safran…). En France, EADS est le premier client du groupe.
Combien de personnes Akka Technologies compte-t-elle recruter en 2013 ?
Nous envisageons de recruter, à durée indéterminée, 3 000 personnes à l’échelle du groupe, dont 800 dans l’Aerospace. Comme en 2012 [1 200 recrutements, dont 500 dans l’Aerospace], nos embauches concernent 30 % de jeunes ingénieurs diplômés, que nous embauchons pour la plupart directement à la fin de leur stage de fin d’études réalisé chez Akka Technologies. Les 70 % des recrutements restants concernent des profils expérimentés ayant de 2 à plus de 10 ans d’expérience professionnelle.
De plus, 10 à 15 % de ces recrutements sont liés à un turnover naturel, dont 50 % correspondent à des intégrations chez le client.
Avez-vous des partenariats-écoles qui vous permettent de recruter vos stagiaires ?
Oui. Dans le cadre de nos activités dans l’aéronautique et le spatial, nous sommes partenaires d’une dizaine d’écoles d’ingénieurs et universités, telles que l’ISAE (SUPAERO), l’ESTACA, l’IPSA, l’ENAC, l’INSA Toulouse, l’Université Paul Sabatier, ou encore Les Mines…
Ces différents partenariats, en plus de nous aider à recruter nos stagiaires ou de jeunes diplômés, nous permettent aussi d’aider les écoles dans leur processus de formation, en participant, pour certaines d’entre elles, au conseil d’administration ou au conseil de perfectionnement. Chez Akka Technologies, nous pensons que plus on est en amont des cursus de formation et plus on peut anticiper les besoins de demain. Nous embauchons aussi des doctorants pour la partie qui concerne l’innovation.
À l’international, nous embauchons dans les universités. Nous recrutons par exemple en Allemagne ou encore en Italie au sein de Polytechnique Milan ou encore Turin.
Quels sont les métiers concernés par vos recrutements en 2013 ?
Les collaborateurs qui nous rejoignent, dont 90 % d’entre eux sont des ingénieurs de niveau bac+5, sont positionnés sur l’étude, la R&D et le design. Ainsi, nous employons dans l’ingénierie des systèmes, l’informatique (développement des équipements), le produit, ou encore au sein de notre bureau d’études. Dans la conception et le calcul, nous recherchons des profils qui maitrisent les logiciels Catia. Au sein du process, nous embauchons des profils ayant des connaissances très pratiques du produit. Dans la partie customer support, nous recrutons des mécaniciens aéronautiques, d’anciens militaires, des pilotes de ligne privés… Il y a ensuite les systèmes d’information où nous recherchons des personnes ayant des compétences dans les nouvelles technologies (logiciels SAP, Business Intelligence, Java…). Nous avons notamment besoin de techniciens dans l’ingénierie documentaire.
Avez-vous des profils plus recherchés que d’autres ?
Non, mais en 2013 nous recrutons essentiellement dans l’ingénierie systèmes, le customer services, l’informatique scientifique et technique et le process.
Rencontrez-vous des difficultés à trouver certains profils ?
Le marché du recrutement est tendu depuis 2 ans. Dans l’Aerospace, les profils que nous avons le plus de mal à trouver sont les profils expérimentés qui disposent de 5 à 10 ans d’expérience professionnelle. Deux raisons peuvent expliquer cette difficulté : premièrement, ce sont des profils qui recherchent des projets intéressants et innovants. Deuxièmement, ils ont souvent une image un peu dégradée des sociétés de services, au profit des grands groupes. Pourtant, les sociétés de services permettent de voir une autre manière de procéder, de connaitre plusieurs secteurs et de travailler avec plusieurs clients.
Quels moyens vous donnez-vous pour trouver les meilleurs talents ?
Chez Akka Technologies, nous avons mis en place trois dispositifs pour attirer les meilleurs profils. Il y a tout d’abord notre centre de formation interne Akka Institute, qui a pour but de transférer des compétences entre les technologies et les secteurs d’activité, notamment de l’automobile à l’aéronautique. Akka Institute forme aussi les consultants au management ou aux langues. La cooptation est le deuxième vecteur de recrutement chez Akka Technologies.
Enfin, nous mettons en place des événements de recrutement originaux et créatifs. Par exemple, nous organisons depuis 13 ans le challenge recrutement Akka Technologies à Serre-Chevalier. Nous invitons, pendant 3 jours, une centaine d’étudiants en dernière année de grandes écoles d’ingénieurs à faire du ski avec une trentaine de managers. Les étudiants découvrent ainsi l’entreprise, nos métiers et les opportunités d’emploi, avant de passer des entretiens le dernier jour. Le fait de sortir du cadre classique de l’entretien d’embauche nous permet de toucher au mieux la génération Y, qui est à la recherche d’une méthode de management différente.
| L’innovation chez Akka Technologies : l’Astute Car
Les ingénieurs du centre de recherche CRDTA d’Akka Technologies se sont inspirés de l’aéronautique pour concevoir un véhicule intelligent, « l’Astute Car ». Présentée pour la première fois sur le Salon International de lʼAutomobile de Genève en mars dernier, cette voiture électrique urbaine est équipée de technologies issues du secteur de l’aéronautique : un système « drive by wire » et des commandes intégrales au volant (freinage, direction et accélération). On retrouve ces technologies, notamment dans les avions d’Airbus et les avions de chasse. L’Astute Car permet ainsi d’atteindre une autonomie de 300 km et supprime la liaison mécanique entre le volant et les roues, pour une meilleure habitabilité et plus de sécurité en cas de crash frontal. Ce projet a été récompensé parmi 41 dossiers dans le cadre de l’appel à projet du Conseil Général des Yvelines pour la réalisation du véhicule urbain de demain. |








