Le salon aéronautique et défense de Singapour, troisième événement mondial du secteur par son importance, ouvre ses portes la semaine prochaine.
Portée par la croissance du transport aérien dans la région, qui devrait être supérieure à 5,5% au cours des 20 prochaines années, l’Asie-Pacifique est aussi marquée par des budgets de défense en forte augmentation. L’Empire du Milieu voulant notamment accroître son influence en mer de Chine méridionale, les dépenses militaires des pays comme la Malaisie, l’Indonésie, le Vietnam ou les Philippines sont en constante hausse. Il en va évidemment de même pour Singapour, riche île État dominant le très stratégique détroit de Malacca, route maritime entre l’océan Pacifique et l’océan Indien.
Ainsi, la Republic of Singapore Air Force (RSAF) pourrait enfin annoncer son choix pour remplacer ses quatre vénérables ravitailleurs KC-135R, une décision qui alimentait déjà les discussions lors de la précédente édition du salon il y a deux ans. L’A330 MRTT d’Airbus Defence & Space est donné largement favori. L’A330 équipe par ailleurs déjà la flotte de Singapore Airlines dans sa version commerciale.
Singapour s’intéresse également de près à l’A400M, déjà commandé par la Malaisie, tout comme au F-35 de Lockheed Martin, l’officialisation des JSF singapouriens n’étant plus qu’une question de temps.
Du côté des avions commerciaux, le salon sera notamment marqué par la présence très attendue de l’Airbus A350, le nouveau long-courrier d’Airbus assurant même des démonstrations en vol durant les deux premiers jours. Il s’agit du premier grand face à face entre le nouveau biréacteur long-courrier d’Airbus et le Dreamliner de Boeing. L’avionneur franco-italien ATR ne sera pas en reste. Déjà particulièrement présent dans la région avec 85% de parts de marché, ATR devrait dévoiler une nouvelle commande pour sa série -600 destinée à l’un de ses clients historiques basé en Asie du Sud-Est.
Mais le salon de Singapour sera aussi le baptême du futur 777X de Boeing dans la région. L’Asie Pacifique a longtemps été la première opératrice du 747-400, un rôle largement assumé ensuite avec le 777-300ER. Seule la hongkongaise Cathay Pacific s’est pour l’instant engagée pour la nouvelle variante du « Triple Sept ».
Une chose est déjà certaine : cette année sera une nouvelle fois marquée par l’Asie qui reste indéniablement l’un des principaux moteurs de la croissance mondiale et le salon de Singapour ne devrait pas décevoir les industriels du secteur.








