• SE CONNECTER
S'ABONNER
Le Journal de l'Aviation
  • Industrie aéronautique
  • Transport aérien
  • MRO & Support
  • Défense
  • Emploi & Formation
No Result
Voir tous les résultats
Le Journal de l'Aviation
  • Industrie aéronautique
  • Transport aérien
  • MRO & Support
  • Défense
  • Emploi & Formation
No Result
Voir tous les résultats
Le Journal de l'Aviation
 

Le Journal de l'Aviation » Industrie aéronautique » Bourget 2019 : le PDG d’Airbus Guillaume Faury réclame un cadre environnemental strict

Bourget 2019 : le PDG d’Airbus Guillaume Faury réclame un cadre environnemental strict

Léo Barnier Léo Barnier
15 juin 2019
dans Industrie aéronautique
« L'objectif est d'arriver au zéro émission

« L'objectif est d'arriver au zéro émission

Alors que les polémiques autour de la pollution du transport aérien font rage, l’industrie aéronautique affirme sa volonté de se montrer toujours plus proactif sur les enjeux environnementaux. Ils seront d’ailleurs au coeur de l’actualité du salon du Bourget 2019, qui s’ouvre ce lundi 17 juin. Pour autant, Guillaume Faury, président exécutif d’Airbus, a profité de la tribune du Paris Air Forum pour appeler de ses voeux un cadre réglementaire environnemental strict à l’échelle mondiale. C’est pour lui la condition sine qua non pour arriver à des investissements massifs et généralisés vers « l’avion décarboné ».

« Nous avons besoin d’une réglementation, affirme Guillaume Faury. Cela permet de créer un cadre commun pour que tous les joueurs jouent avec les mêmes règles et du coup investissent. » Le patron d’Airbus voit en effet l’absence d’un cadre unique mondial pour réguler les questions environnementales comme l’un des principaux freins au développement d’une aviation plus verte.

« Si nous avons un terrain de jeu extrêmement hétérogène en termes de réglementation sur l’environnement, cela va favoriser des solutions locales qui ne seront absolument pas optimisées, poursuit-il. Nous allons être confrontés à des équations économiques viables localement, mais pas à l’échelle dont nous avons besoin pour investir massivement. »

La concurrence internationale tendrait ainsi à figer les lignes. Alors que tous les acteurs veulent afficher un visage plus « vert », personne faire le premier pas et l’aéronautique peine à véritablement franchir le cap pour débloquer les moyens nécessaires à une véritable transition. « Les constructeurs, dont Airbus, doivent sentir qu’il y a un environnement avec un niveau d’incertitude suffisamment bas pour se permettre de parier sur l’avenir », ajoute Guillaume Faury.

L’exemple de la sécurité

Pour étayer sa démonstration, le dirigeant s’appuie sur l’exemple de la sécurité des vols : « Nous avons atteint un niveau incroyablement élevé et nous y sommes arrivés parce qu’il y a eu une réglementation mondiale organisée au niveau de l’OACI et déclinée dans les principaux pays aéronautiques. Il y a eu ensuite des accords et des alignements sur ces règles qui ont permis à tous les constructeurs aéronautiques de savoir à quoi s’attendre et d’être en concurrence sur des éléments clairs et équitables. Si nous créons la même chose dans le domaine environnemental, je suis sûr que nous allons avoir beaucoup d’investissements et beaucoup de nouvelles technologies. »

Dans cette logique, Guillaume Faury appelle à une montée en puissance du programme Corsia (Programme de compensation et de réduction de carbone pour l’aviation internationale), porté par l’OACI. « C’est extrêmement important que dans les années à venir, l’Europe, les Etats-Unis, les Amériques, l’Asie et principalement la Chine intègrent ce dispositif et que cette réglementation devienne la même pour tout le monde. Ce n’est pas encore le cas. » Il souhaite ainsi une coordination au niveau des constructeurs comme des états, au-delà des concurrences existantes. Un pas pourrait être franchi en ce sens au Bourget.

Et une fois que des règles de bases auront pu être imposées à tous, le patron d’Airbus estime qu’il faudra les « durcir au fur et à mesure que les constructeurs et les compagnies aériennes arriveront à être performants ». Il souhaite ainsi atteindre les objectifs fixés par l’OACI (réduction de 50% des émissions de CO2 d’ici 2050 par rapport aux niveaux de 1990, malgré la croissance du transport aérien), puis continuer vers le « zéro émission ».

Des technologies encore à déterminer

Pour y arriver, encore faut-il en avoir les outils. « Nous sommes dans la phase de construction et de développement des technologies, estime Guillaume Faury. Elles ne sont pas encore matures et nous ne saurions pas lancer encore aujourd’hui un avion qui tiendrait la promesse environnementale. Malgré tout, il faut aller vite. Nous n’avons pas encore choisi, ou trouvé, la meilleure voie. » Il mentionne ainsi plusieurs possibilités comme l’hybridation, les carburants artificiels ou l’hydrogène, tout en rappelant que c’est l’ensemble de la chaîne de production d’énergie qui doit être décarbonée.

Là encore, le président exécutif d’Airbus affirme qu’un cadre réglementaire stable est nécessaire pour limiter le risque de se tromper de voie : « Toutes les technologies n’ont pas la même équation économique. Si le cadre est très incertain, nous réduirons les investissements pour limiter les risques. Si le cadre est clair et durable, nous serons capables de prendre des risques importants et injecter énormément d’argent, sachant que nous aurons un retour sur investissement. »

Guillaume Faury ne s’inquiète pas outre-mesure du manque d’inertie actuel pour les futures générations d’avions : « Personne aujourd’hui n’a besoin de trouver un successeur à l’A320neo, c’est un peu tôt. La problématique ne se situe pas en 2019 ou en 2020, mais elle se posera en 2023-2025 si les technologies ne sont toujours pas prêtes. » Il reste donc quatre à cinq ans à Airbus pour identifier la bonne technologie et commencer à la faire monter en maturité.

LA NEWSLETTER QUOTIDIENNE

L'essentiel de l'actualité aéronautique directement dans votre messagerie.

Désabonnement à tout moment grâce au lien de désinscription en bas des e-mails. Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Merci de vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire de messages indésirables pour confirmer votre inscription à nos newsletters.

Mots clés : AirbusCORSIAGuillaume FauryOACI

À lire également

Un salon de Farnborough partagé entre euphorie commerciale et zones de turbulences

20 juillet 2026

Le salon aéronautique de Farnborough qui vient d'ouvrir ses portes près de Londres est de...

© Boeing

SMBC commande 100 Boeing 737 MAX et s’engage pour le 737-10

20 juillet 2026

SMBC Aviation Capital agrandit son portefeuille de 737 MAX. La société de leasing a signé...

© CFM International

BOC Aviation finalise une commande pour jusqu’à 300 LEAP à CFM International

20 juillet 2026

BOC Aviation a finalisé une commande pour jusqu’à 300 LEAP auprès de CFM International. La...

© Riyadh Air

Riyadh Air exerce ses options sur 28 Boeing 787, six Airbus A350 et s’engage pour le 787-10

20 juillet 2026

Riyadh Air continue de bâtir sa flotte pour sa croissance. A l’occasion du salon de...

© Pratt & Whitney

GKN Aerospace approfondit sa coopération avec Pratt & Whitney sur plusieurs GTF

20 juillet 2026

GKN Aerospace a élargi son accord de partage des risques et des revenus (RRSP) avec...

L'actualité aéronautique en continu

Un salon de Farnborough partagé entre euphorie commerciale et zones de turbulences

20 juillet 2026

AerCap et AFI KLM E&M avancent vers leur coentreprise de location de LEAP

20 juillet 2026

SMBC commande 100 Boeing 737 MAX et s’engage pour le 737-10

20 juillet 2026

BOC Aviation finalise une commande pour jusqu’à 300 LEAP à CFM International

20 juillet 2026

Riyadh Air exerce ses options sur 28 Boeing 787, six Airbus A350 et s’engage pour le 787-10

20 juillet 2026

Avis d'Appel à Candidature

ANGERS LOIRE METROPOLE : DSP gestion et exploitation de l’aéroport Angers Loire 2028-2035

15 juillet 2026

La sélection de la rédaction

Un salon de Farnborough partagé entre euphorie commerciale et zones de turbulences

20 juillet 2026
Photo Copyright Airbus

Airbus accélère encore sur ses livraisons d’avions commerciaux en juin, déjà 887 appareils en commandes brutes avant Farnborough

8 juillet 2026
Photo Copyright Airbus

Airbus A220-500 : un « simple stretch » qui finira rapidement par s’imposer

7 juillet 2026
© Bordeaux Aéroport

La Cour des Comptes appelle à réformer le statut des contrôleurs aériens

7 juillet 2026
Jean-Claude Mazzocco et Franck Saul, co-fondateurs et PDG d'APPIMAN. © APPIMAN

« Nous avons décidé de prendre notre avenir en main » : Franck Saul et Jean-Claude Mazzocco racontent la naissance d’APPIMAN

3 juillet 2026
  • Qui sommes-nous ?
  • Nous contacter
  • Partenaires
  • Mentions légales
  • CGV
  • Politique de confidentialité
  • Cookies

Copyright © 2025 LE JOURNAL DE L'AVIATION - tous droits réservés - Le Journal de l'Aviation, média français de référence couvrant l'actualité de l'industrie aéronautique, l'aviation commerciale, l'aviation d'affaires, les services MRO et après-vente, le financement et la location d'aéronefs civils, l'aéronautique de défense et l'industrie spatiale. Toute reproduction, totale ou partielle et sous quelque forme ou support que ce soit, est interdite sans autorisation écrite spécifique du Journal de l’Aviation.

ESPACE ABONNÉ

Connectez-vous pour avoir accès à tous les articles payants du Journal de l'Aviation.

Mot de passe oublié ?

Mot de passe oublié

Veuillez saisir votre identifiant ou adresse e-mail. Vous recevrez un lien par e-mail pour créer un nouveau mot de passe.

SE CONNECTER
Le Journal de l'Aviation se soucie de votre vie privée
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’utilisateur.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’utilisateurs afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Gérer les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
No Result
Voir tous les résultats
  • SE CONNECTER
S'ABONNER
  • Toute l’actualité aéronautique
  • Industrie aéronautique
  • Transport aérien
  • MRO & Support
  • Défense & Espace
  • Emploi & Formation
  • Décarbonation de l’aviation
  • Les Éditos
  • Les Focus
  • Les Interviews
  • Les Reportages
  • Les Podcasts
  • Le Prix des Femmes de l’Aéro & du Spatial

Copyright © 2025 LE JOURNAL DE L'AVIATION - tous droits réservés - Le Journal de l'Aviation, média français de référence couvrant l'actualité de l'industrie aéronautique, l'aviation commerciale, l'aviation d'affaires, les services MRO et après-vente, le financement et la location d'aéronefs civils, l'aéronautique de défense et l'industrie spatiale. Toute reproduction, totale ou partielle et sous quelque forme ou support que ce soit, est interdite sans autorisation écrite spécifique du Journal de l’Aviation.