Environ 1 400 emplois seront supprimés chez Airbus Defence & Space en France au cours des trois prochaines années. C’est ce qu’ont indiqué les syndicats d’Airbus Group à l’issue d’un comité européen du groupe d’aéronautique, d’espace et de défense, qui s’est tenu ce matin, lundi 27 janvier, dans la région toulousaine.
Cette rencontre avait pour objectif de détailler la répartition par site et établissement des 5 800 suppressions de postes prévues en Europe.
Ainsi, selon les chiffres communiqués par les organisations syndicales, Astrium perdra 396 emplois à Toulouse (Midi-Pyrénées), 309 aux Mureaux (Ile-de-France) et 213 à Saint-Médard-en-Jalles (Aquitaine).
Quant à Cassidian, 411 salariés seraient concernés à Élancourt (Ile-de-France). Une petite partie de ces pertes d’emplois touchera des salariés d’Astrium présents sur ce site.
Au total, Airbus Group, dans le cadre de sa réorganisation, envisage de supprimer 5 800 emplois en Europe, dont 5 290 au sein de sa branche défense et espace, constituée après le regroupement des filiales Astrium (espace), Cassidian (défense) et Airbus Military. Les postes restants concernent des fonctions au sein notamment des ressources humaines.
Contacté, un représentant de la CFDT Airbus Group nous a indiqué que depuis octobre Astrium et Cassidian ont pris beaucoup de commandes et que les salariés s’interrogent sur le bien-fondé de ces suppressions d’emplois.
Par ailleurs, 2 438 postes seraient supprimés en Allemagne (dont 1 010 à Manching, site d’assemblage de l’Eurofighter situé près de Munich), 559 en Espagne et 705 au Royaume-Uni.


