Le potentiel d’AeroSHARK pousse Lufthansa Technik et Airbus à envisager de multiplier les surfaces sur lesquelles le film pourrait être appliqué. Les deux partenaires ont ainsi signé un accord de collaboration technique, qui vise à développer et certifier la solution sur les ailes et les stabilisateurs de l’A330ceo.
Ils travaillent déjà depuis plusieurs mois sur un certificat de type supplémentaire (STC) qui permettrait aux opérateurs de l’A330ceo de profiter de la technologie développée par Lufthansa Technik et BASF, en l’appliquant au fuselage et aux nacelles de l’appareil. Il s’agit donc d’étendre le champ du STC aux ailes et à l’empennage. Si l’agence européenne pour la sécurité aérienne valide la solution, elle pourra être commercialisée.
Lufthansa Technik souligne qu’elle sera la détentrice du STC et qu’elle dirigera les activités de certification, avec le soutien d’Airbus, qui fournit les données sur le type avion et les évaluations de sécurité. Elle évaluera l’impact du film sur la dynamique de vol, la protection contre la foudre, les charges structurelles, les aspects liés à la maintenance et les systèmes.
La société MRO estime que l’extension de l’application du film, qui imite les microsillons de la peau de requin pour améliorer l’écoulement de l’air autour des surfaces et réduire la traînée, permettrait de dépasser les 2 % d’économies de carburant sur un vol long-courrier, par rapport à un appareil non équipé.
AeroSHARK a été appliqué sur une trentaine de Boeing 777 à ce jour. La flotte a accumulé plus de 350 000 heures de vol avec la solution jusqu’en avril, évitant la consommation de plus de 20 600 tonnes de kérosène et l’émission de plus de 65 000 tonnes de CO₂.









