« L’aéroport Marseille Provence est en bonne santé. » C’est ainsi que Jean-Paul Ourliac, le président du conseil de surveillance de la plateforme, a ouvert la présentation des résultats le 15 janvier. De fait, l’aéroport a enregistré un chiffre d’affaires de 148 millions d’euros, en croissance de 5,7%, et a vu transiter 9,4 millions de passagers, un chiffre en hausse de 4,3% qui profite principalement de la croissance sur le secteur international. Avec les développements à venir en 2019 et notamment l’ouverture de la base Ryanair en avril, Marseille Provence espère en accueillir dix millions cette année.
Philippe Bernand, le président du directoire, a souligné que ces résultats étaient bons mais auraient pu être encore meilleurs sans les événements sociaux qui ont ponctué l’année : grèves Air France et du contrôle aérien au printemps puis crise des gilets jaunes en décembre. D’où une certaine confiance pour s’approcher de l’objectif des dix millions – même si la perspective présentée s’arrête à 9,9 millions. « Cette étape positionne l’aéroport dans la sphère européenne et créera un certain nombre de déclics », affirme-t-il.
Le fait marquant des résultats de Marseille Provence est l’augmentation continue de la part du trafic international dans les activités. En effet, 61% des passagers ont voyagé sur des liaisons sortant de l’Hexagone – leur nombre augmente de 6% – quand 31% sont restés en France (+2,3%). « Ce chiffre était exactement inverse en 2003 », souligne Julien Boullay, directeur commercial et marketing. La hausse a été engendrée par le renforcement de Volotea et de Lufthansa sur la plateforme, ainsi que l’ouverture de la liaison Marseille – Saint-Denis de la Réunion par Air Austral.
Quant à 2019, elle s’annonce « sous de très beaux auspices ». Quelque 21 nouvelles lignes vont être inaugurées, dont onze par Ryanair avec la réouverture de sa base et le positionnement de deux appareils, tandis que quatre nouvelles compagnies aériennes vont desservir l’aéroport (Aeroflot, SAS, Laudamotion et SunExpress). Marseille Provence compte même repasser très bientôt devant Toulouse dans le classement des aéroports français. Ceci malgré la perspective du Brexit : « nous n’arrivons pas à être inquiets sur le plan opérationnel », affirme Philippe Bernand.
Les investissements vont également se poursuivre. Après avoir dépensé 42 millions d’euros en 2018 pour améliorer l’expérience passager, créer de nouveaux postes avions et travailler le projet Coeur d’aéroport, Marseille Provence compte investir 46 millions de dollars cette année. Cette somme sera notamment allouée à la poursuite des travaux d’étude pour Coeur d’aéroport et le lancement des travaux préparatoires (en mai). Environ 14 millions vont être investis pour achever les travaux du terminal 2 (extension de six salles d’embarquement, création de deux nouvelles salles et de deux nouveaux postes avions). La capacité devrait passer de 2,2 à 4 millions de passagers.








