L’IATA a publié le 23 février une estimation des pertes que pourrait entraîner la saturation des aéroports de l’Union européenne en 2035. Pour cela, l’association s’est appuyée sur une étude Eurocontrol brossant les différents scénarios de croissance des capacités aéroportuaires. Elle a comparé celui que l’institution européenne considère comme le plus probable d’une croissance régulée avec celui d’une croissance sans entrave.
Le résultat est sans appel. Si le problème de congestion n’est pas réglé, 118 millions de passagers potentiels resteront au sol en 2035, soit plus d’un voyageur sur dix.
Cette entrave du transport aérien pourrait coûter cher à l’industrie. L’IATA estime qu’une croissance des capacités conforme à celle de la demande permettrait d’augmenter de 52 milliards le PIB européen et de 86 milliards par an la productivité des entreprises. Elle créerait également 818 000 emplois supplémentaires (sans compter le secteur du tourisme) par rapport au scénario de la croissance régulée.
Eurocontrol avait par ailleurs déjà estimé que les retards allaient augmenter, passant de 8,75 minutes par vol en 2012 à 14,2 minutes par vol en 2035.







