L’ATSB fait porter la responsabilité de l’accident à Rolls-Royce. Le bureau australien de la sécurité des transports (Australian Transport Safety Bureau) a publié le 27 juin son rapport final concernant l’explosion non contenue du moteur n°2 (Trent 900 de Rolls-Royce) de l’A380 de Qantas immatriculé VH-OQA le 4 novembre 2010.
L’enquête de l’ATSB a révélé que l’accident était dû à un défaut de fabrication d’un conduit carburant entre la turbine haute pression et la turbine à pression intermédiaire. Le contreperçage n’ayant pas été bien centré, une partie du conduit était trop fine et non-conforme aux spécifications. Elle s’est abîmée plus vite, entraînant l’apparition de criques de fatigue qui ont à leur tour provoqué une fuite de carburant dans le moteur et un incendie. Un disque de la turbine intermédiaire s’est désolidarisé de l’arbre et sa survitesse était telle que la nacelle n’a pas pu contenir l’explosion. Celle-ci a provoqué des dégâts importants à l’aile gauche et au fuselage de l’A380, endommageant notamment les systèmes électriques et hydrauliques.
Cette explosion est survenue quelques minutes apès le décollage de l’appareil de Singapour, lors du survol de l’île indonésienne de Batam. L’équipage, composé d’un commandant de bord, deux copilotes et deux formateurs, est parvenu à faire demi-tour, vider les réservoirs de carburant et poser l’appareil à Changi.
Rolls-Royce a indiqué qu’il était entièrement d’accord avec les conclusions de l’ATSB. Plusieurs mesures ont été prises après l’accident, notamment le changement des pièces incriminées dans la flotte de Trent 900 ou leur surveillance accrue. Le motoriste britannique a également modifié la chaîne et les procédures de surveillance qualité. Enfin, le logiciel de contrôle des moteurs a été mis à jour avec un système de protection de la turbine à pression intermédiaire contre la survitesse (IP Turbine Overspeed Protection System) qui provoque l’extinction du moteur avant que le disque n’arrive en survitesse, dans l’hypothèse ou un accident similaire venait à survenir.










