Kingfisher ne veut pas faire partie du passé. Son CEO, Sanjay Aggarwal, a indiqué le 10 avril que la compagnie avait présenté un nouveau plan aux autorités indiennes afin de retrouver sa licence de vol et de reprendre ses opérations.
« Nous avons présenté un plan complet qui inclut le programme des vols que nous prévoyons de réaliser, les appareils que nous prévoyons d’opérer et le nombre de personnes que nous avons. » Il a précisé que la compagnie comptait exploiter sept appareils initialement.
Terrassée par 2,5 milliards de dollars de dettes, Kingfisher est clouée au sol depuis six mois et a perdu sa licence opérationnelle.
Depuis ce temps, les sociétés de leasing tentent de récupérer les appareils qu’elles avaient placés auprès de la compagnie. Cependant, les aéroports rechignent à les rendre tant que les arriérés de taxes aéroportuaires n’auront pas été réglés et les autorités indiennes tardent à retirer leur immatriculation indienne, une étape obligatoire avant leur restitution. Jusqu’à présent, seuls 17 appareils ont été « désenregistrés » sur les 42 que les lessors tentent de récupérer.
Par ailleurs, Arun Mishra, le directeur général de l’Aviation Civile indienne, a indiqué au Wall Street Journal que seuls deux de ces appareils étaient en état de voler et avaient pu obtenir leur certificat de navigabilité. En effet, le quotidien américain raconte que des pièces importantes manquent sur la plupart des avions cloués au sol, par exemple des moteurs, des APU, des trains d’atterrissage, des sièges… Il explique que Kingfisher a pu cannibaliser les appareils cloués au sol durant les derniers mois de ses opérations pour éviter d’acheter des pièces de rechange, les autorités indiennes ne permettant pas facilement aux sociétés de leasing d’effectuer les inspections régulières de leurs appareils, comme ils le font dans d’autres pays.










