Un système Air To Ground n’est actuellement disponible qu’en Amérique du Nord, seule région du monde à disposer de l’infrastructure nécessaire au sol. La plupart des compagnies passent donc par une connexion par satellite pour proposer Internet à leurs passagers. Il offre par ailleurs l’avantage d’offrir la possibilité d’une connexion quasi-globale, y compris au-dessus des océans. Deux systèmes coexistent aujourd’hui : Ku-band et L-band.
Row44, ViaSat et Panasonic Avionics ont opté pour le service en bande Ku
Le service en bande Ku (Ku-band) est relativement cher à installer (plus de 250 000 dollars par appareil). Un autre de ses inconvénients est l’antenne : relativement imposante, elle augmente la traînée de l’avion, donc sa consommation en carburant. Le système est par ailleurs sensible aux conditions météorologiques. Enfin, il est basé sur des constellations de satellites également dédiés aux consommateurs classiques et qui sont donc orientés vers les terres. Certains points du globe ne sont donc pas couverts, comme une partie de l’Océan Indien ou de l’Atlantique Sud.
En revanche, la transmission de données est relativement rapide, entre 1 et 2 Mbps (mégabits par seconde), et peu chère à environ 20 cents par mégabit. Ceci permet à certaines compagnies, comme Norwegian, de proposer du wifi entièrement gratuit sur pratiquement l’ensemble de sa flotte.

L’ensemble des 63 Boeing 737-800 de Norwegian est équipé depuis quelques jours. (photo © Norwegian)
SwiftBroadband d’Inmarsat, principal fournisseur par bande L
Le service en bande L (L-band) se caractérise par une antenne ayant un profil plus bas, n’ayant pratiquement aucune incidence sur la traînée de l’appareil. Moins vulnérable aux conditions météorologiques, il offre une meilleure couverture du monde (seuls les pôles n’entrent pas dans le rayon d’action des constellations de satellites Inmarsat-4) et demande un investissement moindre à l’installation (de l’ordre de 150 000 dollars).
En revanche, les tarifs sont basés sur le volume des données et sont très élevés, atteignant au moins 5 dollars par mégabit. Par ailleurs, la bande passante est plus faible que celle du service Ku-band, entre 432 et 700 kbps. OnAir et Arinc proposent des services par L-band.
La bande Ka : l’avenir de l’Internet embarqué ?
Inmarsat travaille actuellement à la nouvelle génération des services Internet embarqués : Global Xpress, réseau par bande ka. La société britannique de communication a commandé trois satellites Inmarsat-5 à Boeing, dont le premier doit être mis en orbite en 2013, avec l’objectif d’offrir une couverture mondiale à la fin de l’année 2014. Ils seront uniquement dédiés à la connectivité en vol.
Gogo a déjà signé pour utiliser ce système, caractérisé par une antenne petite et moins chère que celle du Swiftbroadband (bande L) et qui offrira une vitesse de connexion considérablement augmentée pouvant atteindre 50Mbps.
JetBlue a quant à elle conclu un accord avec ViatSat pour proposer des services de connexion via bande Ka grâce au satellite ViaSat-1. Le système fera ainsi son entrée dans l’aviation commerciale sur les Embrear 190 et Airbus A320 de la compagnie américaine dès cette année.










