Air France KLM voit 2011 en rouge. Le groupe franco-néerlandais a présenté ses résultats semestriels (avril-septembre) le 9 novembre et a revu ses prévisions annuelles : le résultat d’exploitation devrait finalement être négatif, contrairement aux estimations présentées en juillet.
Jean-Cyril Spinetta a en effet expliqué que, sur les neuf premiers mois de l’année, la perte d’exploitation atteignait déjà 151 millions d’euros et que le résultat serait également négatif au quatrième trimestre, en raison de la conjoncture marquée notamment par la crise financière, un carburant élevé et une grande volatilité des monnaies.
Vers un nouveau plan de réduction des coûts
Malgré cela, le conseil d’administration du groupe a clairement fait savoir qu’il ne pouvait pas se satisfaire de ces résultats, aussi dégradé l’environnement économique soit-il. De nouvelles mesures vont donc être prises pour améliorer la performance d’Air France KLM, qui seront détaillées au premier trimestre 2012.
Le groupe va tout d’abord devoir restaurer sa compétitivité en réduisant encore ses coûts, ce qui préfigure un nouveau plan de restructuration. Il va également devoir poursuivre la réorganisation de ses activités court et moyen-courrier, déjà entamée avec le déploiement de l’offre NEO et le lancement de la première base province à Marseille. Enfin, il devra réduire rapidement son endettement car le niveau actuel de la dette ne permet pas à Air France KLM de financer ses investissements.
Un fort impact du prix du carburant
Sur le semestre, Air France KLM a vu son chiffre d’affaires augmenter de 5,2% à 13 milliards d’euros. Le résultat d’exploitation atteint 252 millions d’euros, en baisse de plus de 43% par rapport à la même période de l’année dernière. Enfin, le groupe enregistre une perte nette de 183 millions d’euros, contre un bénéfice dépassant le milliard d’euros en 2010 (notamment grâce à Amadeus).
L’activité passage a été relativement dynamique, avec un trafic en hausse de 8,6% pour des capacités accrues de 8,1%, notamment par la mise en service de 777 densifiés. Le cargo en revanche continue de se dégrader, avec des capacités en hausse de 3,8% et un trafic stable (-0,1%), la surcapacité en Asie étant un facteur persistant.
Les résultats ont particulièrement souffert du prix du carburant, malgré l’effet positif des couvertures. Les dépenses pour ce poste ont en effet augmenté de 15,1%, absorbant les deux tiers de l’augmentation du chiffre d’affaires du groupe.








