La BAA a fini par céder à la sérénade de Ferrovial. Au bout de deux mois de cour assidue, le groupe espagnol est parvenu à remporter les faveurs de sa belle le 6 juin. La société qui gère les plus grands aéroports britanniques a décidé d’accepter sa dernière offre révisée de rachat qui se monte à 950,25 pence par action et qui la valorise ainsi à 10,3 milliards de livres sterling (près de 15 milliards d’euros). Peu après cette annonce, le consortium mené par Ferrovial a acheté 150 millions d’actions, soit 13,9% de celles qu’émet la BAA.
Le prétendant s’était pourtant fait plusieurs fois vertement éconduire depuis sa première OPA le 7 avril. Proposant alors de racheter les actions de la BAA (British Airports Authority) à 810 pence puis relevant ses estimations à 900 pence, il s’était à chaque fois heurté à un refus catégorique de celle-ci : la société se valorisait à 940 pence, sans compter la prime de contrôle, pas moins. Et pour inciter ses actionnaires à conserver leurs parts, elle leur avait offert une hausse du dividende de 40% par action.
Finalement, le consortium mené par Ferrovial, qui se compose également de la caisse de dépôt et de placement du Québec et le fonds d’investissement singapourien GIC, a présenté une dernière offre à 935 pence et 15,25 pence supplémentaires de dividende par action. Une proposition qui lui a valu les bonnes grâces de la BAA, aux dépens d’une meilleure offre soumise par le consortium mené par l’américain Goldman Sachs à 955,25 pence par action.
Ce dernier a désormais jusqu’au 16 juin pour faire une nouvelle offre d’achat à la BAA. Quant au consortium dirigé par Ferrovial, il peut revoir la sienne jusqu’au 12 juin. Si rien ne vient perturber le processus déjà lancé, celui-ci sera définitif le 26 juin. La Commission Européenne a déjà donné son aval et annoncé qu’elle ne s’opposerait pas à ce rachat.










