L’armée de l’air continue ses bombardements en Syrie. Deux frappes aériennes ont été effectuées le 15 novembre, dans la région de Raqqah. Le raid, mené deux jours après les attentats de Paris qui ont fait au moins 129 victimes et de nombreux blessés, était composé de douze avions, dont dix chasseurs (sur les douze que compte le dispositif Chammal) : six Rafale, deux Mirage 2000D et deux Mirage 2000N. Les deux autres avions impliqués n’ont pas été nommés, il peut s’agir d’un avion ravitailleur C-135FR, peut-être d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2, voire d’un avion dédié à des missions plus discrètes.
L’état-major des armées indique que les bombardements ont eu lieu à 19h50 et 20h25. Le premier objectif, un poste de commandement, doublé d’un centre de recrutement et d’un dépôt d’armes et de munitions au sud de Raqqah, a été frappé par une patrouille de deux Mirage 2000D. La seconde patrouille était quant à elle composée de quatre Rafale et des deux Mirage 2000D qui ont frappé le premier objectif. Elle s’est concentrée sur un camp d’entraînement et des « cellules de recrutement » à l’ouest de Raqqah. Les 20 bombes délivrées, non précisées, comprendraient des GBU-12 et de l’AASM. Les Mirage 2000N n’ont pour leur part pas largué de bombe, selon l’EMA.
Les frappes ont été menées « en coordination » avec les forces engagées dans la coalition intervenant en Irak et en Syrie. Les objectifs ont bien évidemment fait l’objet « d’une longue observation préalable », selon l’EMA, et faisaient donc partie d’un plan de ciblage préalable.
La France a étendu son champ d’action à la Syrie le 7 septembre dernier. Les premiers vols de reconnaissance ont eu lieu dès le lendemain, les premières frappes sont intervenues le 27 septembre. La semaine passée, les avions de l’armée de l’air ont effectué trois frappes en Syrie et onze en Irak, portant à 287 le nombre de missions de bombardement réalisées depuis le lancement de l’opération Chammal le 19 septembre 2014.
Le nombre de chasseurs dédiés aux missions au Moyen-Orient va rapidement passer du simple au triple, avec le prochain appareillage le 18 novembre prochain du porte-avions Charles de Gaulle. Celui-ci est récemment revenu à Toulon, après une période de remise à niveau opérationnel et de qualification à l’appontage et au catapultage des pilotes.








