Le nouveau patron des avions militaires d’Airbus Defence & Space Fernando Alonso a détaillé la semaine dernière à Séville ses projets pour la division dont il a pris les rênes le 1er mars dernier. Succédant à Domingo Ureña-Raso (qui avait présenté sa démission suite aux difficultés du programme A400M), Fernando Alonso a dit vouloir travailler sur les cycles de développement des programmes, avec l’ambition de les raccourcir, afin de gagner en efficacité.
« Le monde change rapidement, si nous ne sommes pas capables de développer nos produits rapidement, nos clients n’en auront plus besoin au moment de la livraison », a-t-il déclaré. Il a pointé du doigt le temps nécessaire au développement et à la construction d’un avion militaire, un processus beaucoup plus long que pour les avions civils. « Nous devons faire quelque chose dans ce domaine » a préconisé le chef de la division Military Aircraft, qui souhaite s’orienter vers un travail plus rapide et plus modulaire. « Je pense que nous sommes capables de répondre de manière plus rapide, nous y arrivons pour l’aviation civile, j’espère que ce sera également le cas pour le militaire ».
Le gros du travail sera à exécuter sur le programme A400M, dont les capacités tactiques se font toujours attendre. Et si Fernando Alonso se montre toujours confiant pour de futurs contrats à l’export, les prévisions sont cependant plus prudentes et revues à la baisse. La cible projetée pour les contrats export était de 400 A400M sur les 30 prochaines années en juin 2014, un chiffre descendu à 300 en octobre 2015. Airbus Defence & Space espère par ailleurs exporter une cinquantaine de ses avions de transport d’ici 2020. Le seul pays tiers à avoir signé pour des A400M est pour l’instant la Malaisie, avec quatre exemplaires, dont un exemplaire livré.








