Le chef d’état-major de l’armée de l’air helvète a tenu le 14 octobre une conférence de presse, suite à l’accident d’un F/A-18 survenu dans la matinée dans le Doubs, lors duquel le pilote a réussi à s’éjecter. Le biplace, en vol d’entraînement avec deux F-5 Tiger, a « brusquement perdu de l’altitude », avant que le pilote ne s’éjecte.
Toute collision a été « exclue », mais les causes de l’accident restent pour l’instant inconnues, le général Aldo Schellenberg n’ayant pas souhaité donner plus de détails pour ne pas « spéculer » sur les résultats de l’enquête, lancée en coopération entre les autorités suisses et françaises. Il n’a pas non plus révélé l’altitude à laquelle l’incident s’est produit, ni l’étendue des blessures du pilote – qui se trouve encore au CHU de Besançon. Le pilote éjecté est « très expérimenté » et comptabilise plus de 3 500 heures de vol, dont plus de 1 100 sur avion d’arme.
Le biplace des forces aériennes suisses s’est écrasé le 14 octobre à 11h30 à l’est de Besançon. C’est la troisième perte de F/A-18 biplaces, après deux accidents qui avaient coûté la vie à leurs occupants en 2013 et en 1998.
Il ne reste à présent plus que cinq F/A-18 biplaces pour l’entraînement des pilotes, ce qui ne sera pas sans poser « quelques problèmes d’organisation », selon le CEMAA suisse, qui précise toutefois que les vols opérationnels ont été maintenus et que les vols d’entraînement devraient reprendre rapidement.








