Le chef d’état-major de l’armée de terre, le général Jean-Pierre Bosser, présentera demain 28 mai le nouveau modèle de l’armée de terre, baptisé « Au contact ». Parmi les huit piliers qui le constituent, celui de l’aérocombat, qui regroupera à terme tout ce qui a trait à l’aéromobilité, comme l’a expliqué le CEMAT il y a peu : « Désormais, un chef [le COMALAT] aura sous sa coupe tout ce qui concerne les voilures tournantes, la navigabilité, les hélicoptères, les écoles, le soutien… », soit des éléments qui étaient autrefois répartis sur l’ensemble du modèle. « Quelque part, c’est un retour aux sources », analyse le général Bosser, faisant référence à la 4ème Brigade aéromobile (BAM), dissoute en… 2010.
Sur le modèle de ce pilier aérocombat, près avoir hésité entre deux configuration, l’une concentrant tous les moyens alloués à la troisième dimension et l’autre « purement hélicoptères », les instances dirigeantes de l’armée de terre ont finalement tranché pour la seconde solution, laissant de fait l’artillerie sol-air et les drones tactiques de côté – du moins pour l’instant. Seront ainsi intégrés les trois régiments hélicoptères de combat (1er, 3ème et 5ème RHC), l’EALAT, ainsi que le 9ème BSAM (bataillon de soutien aéromobile). Le 4ème RHFS restera lui au sein de la BFST (brigade des forces spéciales terre). Par ailleurs, le COMALAT assurera également « la réalisation et le suivi des qualifications du personnel affecté au 4ème RHFS et au GAMSTAT (Groupement aéromobilité de la section technique de l’armée de terre) », précise-t-on dans l’armée de terre.
La brigade d’aérocombat – constituée des trois RHC – devrait être mise en place à compter de l’été 2016, avec trois missions principales : la conduite d’opérations strictement de la troisième dimension, c’est-à-dire des raids en profondeur, du transport tactique ou encore la fonction de « PC volant » ; des opérations mixtes, en coordination avec les opérations terrestres – typiquement de l’appui sol ; et enfin, « une facette orientée vers le territoire national, parce qu’aujourd’hui, l’hélicoptère […] est systématiquement utilisé dans toutes les opérations, quelles qu’elles soient », expose le CEMAT, citant notamment les inondations, lors desquelles les hélicoptères de l’ALAT sont quasiment toujours sollicités.
L’état-major de l’aérocombat pourrait être implanté à Clermont-Ferrand, situé « idéalement » au centre de la France, une « accroche » entre le territoire national et les théâtres extérieurs.
Par ailleurs, le magazine de l’armée de terre précise dans son numéro du mois d’avril qu’entre 2015 et 2019, « 55 hélicoptères de nouvelle génération [25 NH90 TTH, 15 Tigre HAD, 15 Cougar rénovés] » devraient être livrés, à raison d’un exemplaire par mois. La LPM actualisée prévoit la livraison de 35 NH90 Caïman et 25 Tigre entre 2014 et 2019. Fin 2019, l’ALAT devrait posséder un total de 67 Tigre et 44 NH90 TTH.








