Suite à l’accident d’A400M survenu à Séville le 9 mai, Airbus Defence & Space indique que les essais en vol sont maintenus. Le prochain vol planifié devrait avoir lieu dès demain après-midi ou mercredi matin, depuis Toulouse. Il s’agit d’un appareil d’Airbus DS, dédié aux vols d’essais.
La production non plus n’a pas été stoppée, une vingtaine d’appareils se trouvent actuellement à l’usine d’assemblage de San Pablo. « Dans l’attente, on continue », explique-t-on du côté du constructeur.
Concernant les boîtes noires, retrouvées le 10 mai, Airbus indique qu’il revient aux autorités espagnoles de communiquer sur ce point. Une première communication du ministère des Transports pourrait intervenir dans les prochaines heures.
Une minute de silence a été respectée ce 11 mai à midi sur tous les sites du groupe Airbus, dont les drapeaux seront en berne pendant trois jours.
Fernando Alonso, qui a pris ses fonctions de directeur général de la branche Aviation militaire d’Airbus Defence & Space au 1er mars dernier, a enjoint les médias à laisser aux ingénieurs et aux équipes d’investigation « le temps nécessaire » aux recherches dans le cadre de l’enquête destinée à déterminer les circonstances de l’accident. « Ma priorité pour l’instant va aux familles des victimes, nous communiquerons dès que nous aurons de quoi communiquer » a-t-il déclaré, ajoutant « laissez-nous faire notre travail, je m’engage à une transparence totale dès que nous aurons des éléments à vous fournir ».
Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a déclaré hier en marge des célébrations des 70 ans de la libération de Lorient que les A400M de l’armée de l’air subiraient quelques restrictions de vol et ne seraient déployés que pour les missions « prioritaires en opérations », sans plus de précisions à l’heure actuelle sur le caractère « prioritaire » de ces missions. L’armée de l’air n’a pour sa part fait aucune déclaration et n’a pas communiqué sur l’impact que pourrait avoir ces restrictions de vol, à la fois sur les plannings de formation, mais également sur les actuels déploiements en OPEX.








