Lors de la présentation de son agenda 2015, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé ou confirmé plusieurs décisions concernant les drones MALE – aussi bien américains qu’européens.
Le troisième drone MQ-9 Reaper de General Atomics devrait arriver dans la bande sahélo-saharienne au printemps, le drone MALE devant être réceptionné au mois d’avril, si l’on en croit le document publié par le ministère. L’avis de marché pour ce troisième vecteur aérien avait été publié en février dernier aux États-Unis et la DGA avait confirmé la livraison « prochaine » du Reaper. La Loi de programmation militaire prévoyant l’acquisition de douze vecteurs au total, le ministère continue ses achats sur étagère et devrait notifier une nouvelle commande de trois MQ-9 Reaper à l’été.
Un autre programme, plus européen, devrait également avancer au cours de cette année 2015, il s’agit du MALE 2020 – ou plutôt 2025, selon Jean-Yves Le Drian. Il espère ainsi un accord de principe sur le lancement des études à l’occasion du Salon du Bourget qui se tiendra en juin et annonce que le lancement effectif des études de définition d’un drone européen MALE devrait être notifié en décembre 2015.
Dassault Aviation, Alenia Aermacchi et Airbus Defence & Space (ex-Cassidian) avaient annoncé à l’ouverture du salon du Bourget 2013 être « prêts à se coordonner » autour d’un programme de drone MALE « qui répondrait aux besoins en matière de sécurité de nos gouvernements et de nos forces armées en Europe ».
Dassault Aviation évoquait hier lors de sa conférence de presse un « traumatisme » dû à l’arrivée des Reaper et assure posséder les capacités pour développer ce type d’équipement avec ses partenaires, une activité qualifiée de « stratégique ». Le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier déclarait également : « Nous demandons à nos autorités une fois pour toutes de nous dire « il y a un besoin opérationnel ». Nous ferons des propositions pour remplir ces besoins opérationnels et elles auront ensuite des choix budgétaires et opérationnels à faire. » L’avionneur français mettait l’accent sur la nécessité de lancer le programme afin de pouvoir proposer un nouvel équipement à l’horizon 2020-2025 : « Ce qu’on demande, ce sont des contrats d’études ». Il s’agit donc de proposer « quelque chose de mieux que le Reaper », notamment en ce qui concerne la navigabilité dans l’espace aérien européen.








