Le département d’État américain a publié le 17 février un communiqué annonçant une nouvelle politique concernant l’exportation de drones armés à destination de nations alliées.
Il s’agit d’encadrer de manière « stricte » les futures transactions qui donneront lieu à un transfert de drones équipés d’armements, tout en s’assurant que « les ventes, les transferts et le déploiement de tout drone d’origine américaine correspondent aux intérêts de sécurité nationale et de politique internationale ».
Les transactions de systèmes « sensibles », se feront donc exclusivement sous le programme FMS (Foreign military sales), « au cas par cas », accrédité par le département de la défense. Les pays acheteurs devront convenir d’un certain nombre conditions – qui ne sont pas détaillées – notamment celle d’accepter un « droit de regard » du gouvernement américain sur le déploiement opérationnel des systèmes. Une autre condition interdit également aux pays acheteurs de conduire des opérations de surveillance et d’attaque contre leur propre population.
Actuellement, la Grande-Bretagne est la seule à disposer de drones armés américains, des MQ-9 Reaper de General Atomics – qu’elle utilise d’ailleurs en opérations au-dessus de l’Irak. En Europe, ces drones MALE ont également été achetés par la France et l’Italie, mais non-armés et destinés uniquement aux missions ISR. Les États-Unis déploient des drones armés en opérations depuis 2002.








