La filiale hélicoptères d’Airbus Group a présenté ce 27 janvier ses résultats annuels pour 2014 ainsi que ses perspectives pour l’année à venir. Si les parts de marché d’Airbus Helicopters dans le secteur militaire mondial stagnent par rapport à 2013 – 11% – le chiffre d’affaires consolidé des activités militaires au sein même de la filiale a légèrement augmenté de 3%, passant ainsi de 45% en 2013 à 48% en 2014.
Avec 471 livraisons en 2014, tous secteurs confondus, Airbus Helicopters affiche une nouvelle année de baisse, au plus bas niveau depuis 2008. Les commandes nettes s’élèvent à 402 appareils en 2014, contre 422 en 2013. Le carnet de commandes a également été amputé de 53 NH90, en raison d’une réduction de commande de la part du Portugal (10 appareils) et de l’Espagne (qui passe de 45 à 22 appareils).
Pour 2015, les ambitions dans le secteur militaire restent les mêmes qu’en 2014 : il s’agit de concrétiser les prospects export, à commencer par la Pologne, placé « tout en haut de la liste » selon Guillaume Faury, PDG d’Airbus Helicopters, qui espère remporter deux marchés, celui des hélicoptères multirôles avec l’EC725 Caracal et un potentiel marché pour 32 hélicoptères Tigre. Le dirigeant espère également que 2015 sera l’année de la concrétisation du contrat avec le Qatar, qui avait annoncé fin mars 2014 son intention de s’équiper de 22 NH90 (TTH et NFH). Le Koweït fait lui aussi partie des prospects sérieux, avec un marché de 24 EC725 Caracal.
Côté américain, la division hélicoptères d’Airbus Group table sur la poursuite du programme Lakota engagé avec l’US Army, avec de nouvelles livraisons d’UH-72A Lakota, version militarisée de l’EC145.
En France, Airbus Helicopters s’est contenté de préciser qu’il n’y avait actuellement pas de discussions engagées avec l’État concernant les sociétés de projets, mais qu’il plaçait de bons espoirs dans le futur programme d’hélicoptère interarmées léger – placé il est à vrai à plus longue échéance, n’étant pas prévu dans la présente LPM. L’hélicoptériste pourrait présenter son EC645 T2, qui a déjà été commandé par les forces spéciales de la Bundeswehr.








