Kingfisher a présenté un plan préliminaire de restructuration et de reprise de ses opérations le 24 décembre. Celui-ci envisagerait la reprise des vols avec une flotte composée de cinq appareils de la famille A320 et deux ATR, qui passerait à dix Airbus et onze ATR dans les dix semaines suivant le redémarrage.
Cependant, ce programme de présente toujours pas suffisamment de garanties. Le ministre indien de l’Aviation Civile, Ajit Singh, a déclaré le 26 décembre que « le groupe UB n’a[vait] pas dit qu’il allait donner quoi que ce soit. » Or c’est à lui que devrait revenir la tâche de renflouer la compagnie.
Kingfisher aurait actuellement des dettes estimées à 2,5 milliards de dollars contractées auprès de ses banques, des aéroports, des sociétés de leasing, des instances collectrices des taxes et de son personnel.
La compagnie indienne est clouée au sol depuis le début du mois d’octobre, date à laquelle ses employés se sont mis en grève pour réclamer le versement de leurs salaires, impayés depuis le mois de mars. La compagnie a également perdu sa licence ; la présentation d’un plan de restructuration concret et viable est la condition sine qua non pour la récupérer.







