Les compagnies Transavia Holland et Transavia France vont encore se rapprocher. Partageant déjà la marque transavia.com, un outil de vente commun (site Internet), ainsi que le support de leur flotte intégralement constituée de Boeing 737NG, les deux compagnies « leisure » du groupe Air France – KLM pourraient prochainement afficher davantage de synergies.
« Il faut accélérer le développement de Transavia et la rapprocher de Transavia Holland pour faire des bases communes » a déclaré Lionel Guérin lors d’une conférence de presse organisée dans le cadre du premier anniversaire de HOP!.
Actuellement à la tête du pôle régional d’Air France, qui regroupe Britair, Regional et Airlinair, Lionel Guérin vient de conduire un groupe d’experts dans le cadre du redressement des activités court et moyen-courrier d’Air France. Les recommandations du rapport ont été remises à Frédéric Gagey, PDG d’Air France le 30 juin.
« C’est la même méthode qui est employée par les grandes compagnies low-cost aujourd’hui sur les bouts de ligne en Europe », précise Lionel Guérin, qui ajoute que leur développement se fait ensuite par « capillarité » autour de ces bases. Les deux compagnies partagent déjà de nombreuses destinations communes, à l’instar de Porto.
Comme nous le rappelait à Doha le mois dernier le PDG du groupe Air France- KLM, Alexandre de Juniac, en marge du sommet annuel de IATA, « la flotte combinée des deux Transavia atteint aujourd’hui 50 appareils, ce qui est déjà une flotte importante ». Elle représente déjà les deux tiers de celle de Vueling et plus de trois fois celle de Volotea en nombre d’appareils, sans prendre en compte l’expansion programmée de Transavia France qui pourrait atteindre à terme jusqu’à une trentaine d’appareils.
Lionel Guérin a par ailleurs rappelé que les deux principaux objectifs à court terme de Transavia France étaient de reconquérir des parts de marché vers l’international au départ d’Orly d’une part, avec une flotte d’une quinzaine d’appareils, et de développer ses activités depuis Nantes et Lyon d’autre part avec 2 à 3 avions basés sur chacune des plateformes. « Nous regardons également ce que nous pouvons faire depuis Toulouse, notamment vers l’Europe » a indiqué Lionel Guérin.







