Dans le cadre de la publication de son bilan annuel, Aéroports de Paris est revenu sur certains des projets qui vont marquer ces prochaines années, comme CDG Express ou l’expansion d’Orly. En 2014, le groupe sera notamment candidat à deux appels d’offres aéroportuaires sur le continent américain, à Santiago du Chili et à New York.
Aéroports de Paris envisage en effet de présenter une offre pour la concession de l’aéroport de Santiago du Chili, conjointement avec Vinci – qui vient de prendre une participation à son capital. Cette concession a une durée de vingt ans à partir de 2015. Le groupe explique que la plateforme chilienne est prometteuse, la croissance du trafic étant dynamique dans le pays.
Ce n’est pas forcément le cas pour le second projet présenté le 20 février, concernant l’aéroport de La Guardia. Augustin de Romanet a toutefois justifié l’engagement (annoncé de longue date) d’Aéroports de Paris dans l’appel d’offres en expliquant qu’il pourrait lui ouvrir la porte des différents projets de rénovation des aéroports aux Etats-Unis, qui sont « dans un état de vétusté très avancé ». Le dépôt des offres doit avoir lieu en mars pour une attribution en septembre 2015. La concession durerait quant à elle jusqu’en 2050.
CDG Express est une nécessité
Au sujet le projet de liaison ferroviaire CDG Express, Augustin de Romanet reste ferme sur sa position : « si on fait pas CDG Express, cela provoquera une destruction de valeur à CDG. » En effet, le président d’Aéroports de Paris estime que la desserte défaillante de l’aéroport nuit à sa capacité de développement. Quant au financement, dans les conditions économiques actuelles, « il faut une taxe sur les billets. » Edward Arkwright, DGA Finances, a bien rappelé que cette taxe ne serait mise en œuvre que lors de la mise en exploitation de la ligne.
Un autre projet concernant Roissy est celui du terminal 4. Aéroports de Paris commence déjà à réfléchir à cette nouvelle installation qui pourrait se trouver entre le terminal 1 et le terminal 3, ainsi qu’à l’avenir du terminal 3.
Le cas d’Orly
Alors que sa capacité théorique est de 27 millions de passagers, Orly a accueilli 28,3 millions de passagers en 2013. Par ailleurs, l’aéroport est classé en catégorie D par l’IATA (sur six catégories). L’objectif d’Aéroports de Paris est double : augmenter la capacité de cinq millions de passagers d’ici 2018 et passer en catégorie C. Le projets pour y parvenir ont déjà été présentés et partiellement mis en œuvre, avec la rénovation des terminaux et le projet de jonction d’Orly Ouest et Orly Sud.
Cependant, si le nombre de passagers augmente tous les ans au rythme de 2013, avec un million de passagers supplémentaires, l’aéroport sera toujours aussi saturé en 2018. De nouveaux projets devront donc être engagés à Orly.
En revanche, la tendance à la baisse du nombre de mouvements est une bonne chose pour l’aéroport puisqu’il a comptabilisé 217 000 atterrissages en 2013 (-0,4%), quand le plafonnement est à 250 000.








