La filiale conjointe de Thales (67 %) et de Finmeccanica (33 %) Thales Alenia Space envisage de supprimer environ 300 postes en France, soit un peu moins 7 % de ses effectifs dans l’Hexagone, révèle Les Echos. L’entreprise emploie à ce jour quelque 4 300 personnes sur le territoire.
Ces suppressions de postes, qui se traduiront par des départs volontaires, ont été annoncées mercredi 29 janvier par la direction de la société lors d’un comité central d’entreprise (CCE).
Une porte-parole de TAS, contactée par l’agence Reuters, a indiqué qu’« il ne s’agit pas d’un plan social », puisque ces destructions d’emploi s’inscrivent dans le plan de compétitivité annoncé en décembre. À travers celui-ci, dont l’objectif est de réduire de 20 % les coûts d’ici à mi-2015, Thales et Finmeccanica se sont fixé des objectifs commerciaux : vendre 3 satellites de télécommunications cette année. D’après Les Echos, si ces objectifs ne sont pas atteints, les pertes d’emplois seront plus lourdes, et moins lourdes à l’inverse.
TAS possède deux établissements en France, à Cannes (1 900 salariés) et à Toulouse (2 400 salariés).
Par ailleurs, le quotidien économique précise que les autres filiales étrangères seront touchées, notamment en Belgique et en Espagne.
Thales Alenia Space souffre d’une concurrence sévère sur le segment des satellites de communications, en partie du fait de la parité euro dollar. Sur les neuf premiers mois de 2013, l’entreprise a enregistré un repli marqué des commandes de satellites de télécommunications. En Europe, le secteur spatial traverse une période difficile. À l’image de TAS, l’activité spatiale d’Airbus Group (anciennement Astrium) est en pleine restructuration.








