Après des années difficiles, Satys a achevé son recentrage sur ses activités aéronautiques. Avec la vente, le 30 janvier, de sa filiale d’intérieurs ferroviaires Kelox puis la reprise de quatre salles de peinture à Sabena technics à Toulouse le 13 février, le groupe a consolidé sa position, a retrouvé ses ratios de rentabilité pré-crise et s’inscrit résolument dans une phase de croissance.
Le recentrage sur son cœur de métier aéronautique avait été décidé en 2020 et a vu les cessions successives de son activité câblage, de Satys Cabin (à UUDS) et de Kelox. Désormais, l’activité est organisée autour de deux pôles : Satys Aerospace, le groupe de peinture d’avion et d’étanchéité, et Satys Coating, spécialisé dans le traitement de surface.
C’est Satys Aerospace qui a repris les quatre salles de peinture de Sabena technics, qui emploient 300 personnes et interviennent sur 140 appareils par an. Il porte ainsi son offre à Toulouse à dix salles, dont quatre avec une capacité gros-porteur. Il avait auparavant déjà ouvert quatre autres salles de peinture, sur 2025-2026. Le groupe exploite désormais 46 salles de peinture et 68 cabines de peinture au total dans dix pays. Il prévoit par ailleurs d’ouvrir dix-huit sites, dont six avec une capacité long-courrier, sur quatre continents au cours des six prochaines années.
Satys Aerospace table donc sur une forte croissance, portée par la hausse des cadences de production chez les avionneurs et son renforcement sur les marchés de la maintenance et de la défense, et cela se constate également dans ses prévisions financières. Après avoir réalisé un chiffre d’affaires de 192 millions d’euros en 2025 (contre 140 millions d’euros en 2019), il vise 265 millions d’euros en 2018 puis plus de 300 millions d’euros en 2030, avec 1 200 aéronefs peints. Il précise que, pour atteindre ses objectifs, il devra recruter 800 personnes d’ici 2030, dont un tiers en France.
Satys Coatings, de son côté, compte quatre sites de production, à Marseille, Toulouse, Dugny et Gyula, en Hongrie. La société a réalisé un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros en 2025, connaît une croissance de 7 % et emploie 300 personnes. Elle mise sur l’innovation et a développé la plateforme Expiris avec son partenaire Gaches Chimie, constitué d’un bureau d’étude spécialisé notamment dans la recherche sur les revêtements d’avenir et d’une expertise corrosion, mais aussi développé la technologie de l’anaphorèse, qui permet d’éviter l’utilisation des chromates pour les traitements de surface et la peinture.








