Airbus n’a pas gagné sa course contre Boeing mais 2007 a tout de même été une année exceptionnelle. Le constructeur européen a dévoilé ses résultats lors d’une conférence de presse organisée à Toulouse le 16 janvier. Il a enregistré 1 341 commandes nettes en 2007, d’une valeur estimée à 157,1 milliards de dollars selon les prix affichés au catalogue, et livré 453 appareils.
Airbus revient de loin. En 2006, ses commandes avaient plongé à 790 appareils. Bien que ce nombre soit plus qu’honorable, il semblait bien ridicule à côté des 1 055 ventes de 2005. 2007, avec ses 1 341 engagements fermes, est donc une nouvelle année record pour le constructeur. La famille A320 a représenté le plus gros des commandes, avec 913 appareils. A noter que l’A350XWB en a enregistré 292 et l’A380 23.
Il a de plus dépassé ses prévisions de livraisons. Alors qu’Airbus n’estimait leur nombre qu’à entre 440 et 450, il a remis 453 appareils à leur acquéreur en 2007. C’est dans cette catégorie qu’il prend l’avantage sur Boeing. La principale préoccupation de Thomas Enders est donc à présent de gérer son carnet de commandes. Il représente aujourd’hui 3 421 appareils, soit six années de production.
Les cadences de production vont donc augmenter. En 2010, 54 appareils devraient sortir des lignes d’assemblage du constructeur chaque mois : quatre A380, quarante monocouloirs (dont quatre A320 produit à Tianjin) et dix appareils de la famille A330/A340.
Le Président du constructeur a également esquissé les prévisions pour 2008. Les livraisons devraient encore croître pour s’élever à environ 470, dont treize A380. Les commandes devraient en revanche diminuer. Airbus, tout comme Boeing, estime que 2007 a été le pic d’un cycle industriel et que les ventes vont désormais ralentir. Elles devraient cependant être supérieures aux livraisons.
2007 a également été une bonne surprise sur le plan financier. Le plan de restructuration Power 8 est à présent bien lancé. Airbus a atteint 30% de ses objectifs de réduction de personnel fixés pour 2010. Mais surtout, le constructeur a été plus efficace de prévu : il a dépassé ses prévisions en réduisant ses coûts de plus de 300 millions de dollars.








