Le bureau britannique d’enquête sur les accidents aériens (AAIB) a publié un bulletin spécial le 18 juin au sujet de son enquête sur l’incendie d’un 787 d’Ethiopian Airlines à Londres. Dans ce rapport préliminaire, l’AAIB indique que l’incident est probablement dû à une erreur de câblage dans une balise de localisation (ELT).
Le 12 juillet 2013, un incendie s’est en effet déclaré à bord d’un Boeing 787 d’Ethiopian (ET-AOP) alors qu’il stationnait à Londres Heathrow, endommageant la partie supérieure de l’arrière de l’appareil. Les enquêteurs ont déterminé que le feu avait pour origine la batterie de la balise, dans laquelle avait eu lieu une surchauffe liée à une mauvaise installation des câbles.
Ceux-ci étaient en effet croisés et coincés entre le couvercle protégeant la batterie et le compartiment de la balise. L’AAIB estime que cette installation défectueuse a causé un court-circuit qui a provoqué un déchargement de la batterie. Toutefois, cet élément isolé n’aurait pas dû provoquer de surchauffe si les systèmes de protection anti-court-circuit avaient été efficaces. Le bureau indique que l’une des cellules de la batterie se serait ainsi déchargée plus rapidement que les autres jusqu’à inverser sa polarité, devenant résistive et absorbant l’énergie des quatre autres cellules jusqu’à la surchauffe.
Faisant écho aux recommandations du NTSB à la FAA sur la certification des batteries lithium-ion, l’AAIB a également envoyé ses propres recommandations (cinq) à l’agence américaine. Elle lui conseille notamment de créer un cahier des charges plus précis pour certifier les batteries lithium-métal sur les avions, qui tiendrait compte des connaissances actuelles sur leur comportement, et de tester ces batteries dans leur environnement opérationnel pour prendre en compte les problèmes résultant de leur intégration parmi les équipements des appareils.
Le 787 a pu être réparé par Boeing et a été remis en service à la fin de l’année dernière, après un premier vol d’essai le 20 décembre.








