• SE CONNECTER
S'ABONNER
Le Journal de l'Aviation
  • Industrie aéronautique
  • Transport aérien
  • MRO & Support
  • Défense
  • Emploi & Formation
No Result
Voir tous les résultats
Le Journal de l'Aviation
  • Industrie aéronautique
  • Transport aérien
  • MRO & Support
  • Défense
  • Emploi & Formation
No Result
Voir tous les résultats
Le Journal de l'Aviation
 

Le Journal de l'Aviation » Industrie aéronautique » Latécoère améliore ses marges et se positionne pour son futur

Latécoère améliore ses marges et se positionne pour son futur

Emilie Drab Emilie Drab
18 septembre 2017
dans Industrie aéronautique
© Le Journal de l'Aviation - tous droits réservés

© Le Journal de l'Aviation - tous droits réservés

L’année de son centenaire sera une année cruciale pour Latécoère. Alors que le plan de transformation bat son plein et que l’équipementier, entraîné par sa nouvelle équipe dirigeante, prend plus d’initiatives, il a publié des résultats semestriels qui confortent les choix opérés ces derniers mois. Le chiffre d’affaires du premier semestre est en légère hausse de 1,8% (348,8 millions d’euros) et le résultat opérationnel enregistre une forte progression de 36,5% (à 33,1 millions d’euros), entraînant la marge opérationnelle qui croît de 2,4 points.

Ces résultats permettent à Latécoère de confirmer ses prévisions annuelles, à savoir une légère baisse du chiffre d’affaires mais qui s’accompagnera d’une amélioration du résultat opérationnel. Dans ce contexte, Pierre Gadonneix, le président du conseil d’administration du sous-traitant français, a donc introduit la présentation de ces résultats par ces mots : « l’histoire de Latécoère est une histoire un petit peu agitée, avec des hauts, des bas et des défis que Latécoère a su relever. » Et le travail se poursuit.

Forte dynamique de l’activité Systèmes d’Interconnexion

Lors de sa prise de fonction en tant que directeur général de Latécoère, Yannick Assouad avait apporté des retouches au plan de transformation du sous-traitant et elle a notamment décidé d’accroître la dynamique commerciale sur ce marché. Elle avait en effet expliqué que Latécoère ne répondait qu’à 60% du marché avec ses produits mais que les 40% restants présentaient des opportunités non négligeables de croissance qu’il ne fallait pas laisser passer. Il s’agit notamment des câblages cabine, moteurs et trains d’atterrissage. « Une cabine d’avion est modifiée tous les sept ans en moyenne, ce qui permet d’avoir un business beaucoup plus récurrent que ce qu’on a sur la production d’avions neufs. Et il existe un marché plus riche que la production de trains et de moteurs neufs puisque les harnais sont dans des environnements sévères et sont changés plusieurs fois sur la vie des équipements, ce qui n’est absolument pas le cas sur le câblage des ailes ou du fuselage », explique-t-elle.

En plus de s’être positionné sur ces marchés – avec succès -, Latécoère observe également que ces activités sont encore souvent réalisées en interne par les avionneurs et équipementiers, alors que ce n’est pas leur coeur d’activité. D’où des opportunités de développement et « une grosse activité commerciale » de la part des équipes.

L’avantage de la division Systèmes d’Interconnexion est que tout contrat est rapidement répercuté sur le chiffre d’affaires. Ainsi, le contrat remporté auprès de Mitsubishi Aircraft pour refaire toute la conception du câblage du MRJ – et réaménager cinq avions d’essai et cinq autres à des stades avancés de production – devrait produire ses premiers effets sur les résultats dès cette année. C’est d’ailleurs cette part de l’activité de Latécoère qui a poussé vers le haut les résultats du premier semestre.

L’activité Aérostructures poursuit sa réorganisation

La tendance dans les Aérostructures est plus poussive, avec une légère baisse de l’activité prévue sur l’année – malgré une hausse de chiffre d’affaires au premier semestre. Elle résulte de la baisse des cadences sur les programmes A380 (plus importante que ce qui était anticipé) et Falcon 7X/8X de Dassault, partiellement compensée par la hausse des cadences sur l’A320 et l’A350. En ce qui concerne Embraer, le programme E1 est en ralentissement également mais moins rapide que prévu. Cependant, la transition entre E1 et E2 incite Latécoère à la prudence car il est moins présent sur le programme d’avion régional remotorisé.

L’équipementier poursuit donc ses efforts d’optimisation des coûts et de l’empreinte industrielle. Les transferts d’activité sont bien engagés, par exemple entre le site de Périole et celui de Gimont pour les activités fuselage (grosses sections) ou encore le transfert de l’activité portes de 787 vers le Mexique – l’usine d’Hermosillo a désormais dépassé les 50% du ramp-up et devrait atteindre sa pleine cadence de production à la fin de l’année. Quant au nouveau site en Bulgarie, dédié au petit assemblage, il devrait entrer en service en 2018 et permettra de soulager celui de Prague, en tension en termes de capacité et de recrutement, tout en réduisant encore les coûts de production.

Cette phase de transfert, si elle doit produire des effets positifs à moyen terme, entraîne pour le moment une situation de « surstockage » qui pèse sur les comptes (6,8 millions d’euros d’impact sur la trésorerie). Un choix pleinement assumé de Latécoère qui préfère subir cette charge et assurer la continuité de ses livraisons plutôt que de risquer son image de fiabilité.

Par ailleurs, l’activité Aérostructures profite d’efforts importants en R&T, à l’image du « berceau d’innovation » NexGED, une porte électrique incluant toutes les innovations auxquelles les ingénieurs de Latécoère ont pu penser et qui reste à adapter aux besoins des avionneurs.

NexGED se trouve être l’une des portes d’entrée qu’imagine Latécoère pour les prochains grands programmes d’Airbus et Boeing, notamment le NMA (New midsize airplane). « Notre programme d’innovation sur les portes est vraiment orienté vers ces nouvelles plateformes qui seront forcément plus électriques et viseront à soulager le travail du personnel à bord », affirme Yannick Assouad.

Les investissements en recherche visent également à placer Latécoère en bonne position pour participer à la consolidation à venir du secteur des Aérostructures, aujourd’hui composé d’une multitude d’acteurs trop petits pour prétendre à la position de partenaire à risque des avionneurs. « Il y a des barrières à l’entrée très fortes. Il faut investir à la fois dans l’innovation pour proposer des produits innovants, ce que nous faisons, et continuer à investir dans notre industrie, ce que Latécoère n’a pas fait pendant des années et que nous faisons de manière extrêmement active depuis mi-2016. Nos résultats opérationnels nous permettent de repositionner Latécoère dans le futur », conclut Yannick Assouad.

Latécoère

À lire également

© Gulfstream Aerospace

Gulfstream livre le premier G800

28 août 2025

Gulfstream Aerospace a célébré le 27 août la livraison de son premier G800. L’appareil a...

© Embraer

Embraer livre son 2 000e avion d’affaires

28 août 2025

Embraer a célébré la livraison de son 2 000e jet d’affaires. L’appareil ayant franchi cette...

© Ryanair

Boeing anticipe ses livraisons pour Ryanair

27 août 2025

Ryanair s’est félicité de la décision de Boeing d’accélérer les livraisons d’une partie de ses...

L'actualité aéronautique en continu

LOT Polish Airlines dévoile la cabine de ses Airbus A220

29 août 2025

Brussels Airlines va intégrer 5 Airbus A320neo supplémentaires

29 août 2025

Gulfstream livre le premier G800

28 août 2025

Embraer livre son 2 000e avion d’affaires

28 août 2025

Qantas augmente sa commande d’Airbus A321XLR

28 août 2025

Le Livre Blanc

Où exporter en 2025 ?

Téléchargez le nouveau livre blanc « Où exporter en 2025 ? » pour les entreprises aéronautiques et spatiales

BUSINESS FRANCE

Les articles les plus lus

Photo © Airbus

Air France-KLM se désintéresse de l’Airbus A350-1000

12 août 2025
Photo © Pilatus

Pilatus suspend ses livraisons d’avions aux États-Unis suite aux droits de douane de 39%

12 août 2025
Photo © Le Journal de l'Aviation - tous droits réservés

Après Air France-KLM, le groupe Lufthansa abandonne aussi son projet de prise de participation dans Air Europa

6 août 2025
Vueling exploite actuellement une flotte entièrement composée d'Airbus. © Vueling

Vueling va passer au Boeing 737 MAX

1 août 2025
Capture vidéo © Airbus  DS

Le premier A400M destiné à l’Indonésie a volé

4 août 2025
  • Qui sommes-nous ?
  • Nous contacter
  • Partenaires
  • Mentions légales
  • CGV
  • Politique de confidentialité
  • Cookies

Copyright © 2024 LE JOURNAL DE L'AVIATION - tous droits réservés - Le Journal de l'Aviation, média français de référence couvrant l'actualité de l'industrie aéronautique, l'aviation commerciale, l'aviation d'affaires, les services MRO et après-vente, le financement et la location d'aéronefs civils, l'aéronautique de défense et l'industrie spatiale. Toute reproduction, totale ou partielle et sous quelque forme ou support que ce soit, est interdite sans autorisation écrite spécifique du Journal de l’Aviation.

ESPACE ABONNÉ

Connectez-vous pour avoir accès à tous les articles payants du Journal de l'Aviation.

Mot de passe oublié ?

Mot de passe oublié

Veuillez saisir votre identifiant ou adresse e-mail. Vous recevrez un lien par e-mail pour créer un nouveau mot de passe.

SE CONNECTER
Le Journal de l'Aviation se soucie de votre vie privée
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’utilisateur.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’utilisateurs afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
Gérer les options Gérer les services Gérer {vendor_count} fournisseurs En savoir plus sur ces finalités
Gérer les préférences
{title} {title} {title}
No Result
Voir tous les résultats
  • SE CONNECTER
S'ABONNER
  • Bourget 2025
  • Industrie aéronautique
  • Transport aérien
  • MRO & Support
  • Défense & Espace
  • Emploi & Formation
  • Décarbonation de l’aviation
  • Les Éditos
  • Les Focus
  • Les Interviews
  • Les Reportages
  • Les Podcasts

Copyright © 2024 LE JOURNAL DE L'AVIATION - tous droits réservés - Le Journal de l'Aviation, média français de référence couvrant l'actualité de l'industrie aéronautique, l'aviation commerciale, l'aviation d'affaires, les services MRO et après-vente, le financement et la location d'aéronefs civils, l'aéronautique de défense et l'industrie spatiale. Toute reproduction, totale ou partielle et sous quelque forme ou support que ce soit, est interdite sans autorisation écrite spécifique du Journal de l’Aviation.