La société française JTT Composite, basée à Bordeaux-Mérignac, a dévoilé un nouveau procédé de fabrication de matériaux composites 3D en forme baptisé « RT2i ». Ce procédé, fortement automatisé, est le résultat de huit années de recherche et développement menées par JTT Composite avec des partenaires notamment issus de la filière « composites » de la Région Aquitaine.
Selon JTT Composite, le procédé RT2i (Renfort 3D pour Injection et Infusion) est particulièrement adapté à la fabrication de pièces composites à géométrie complexe et permet de réaliser des produits encore plus légers et de meilleure qualité que ceux produits avec les techniques traditionnelles de drapage de tissus pré-imprégnés, tout en réduisant les coûts de production. Pour ce faire, la société a signé un contrat exclusif avec STOLL (Allemagne) pour l’utilisation de machines textiles avancées.
JTT Composite a également dévoilé un contrat avec Dassault Aviation pour la fourniture de conduits de distribution d’air produit avec cette nouvelle technologie. Ces équipements volent déjà sur des avions d’affaires Falcon de série depuis septembre 2012. Ces conduits équiperont également le nouveau Falcon 5X.
« La fabrication d’équipements d’entrée et de conduction d’air sur avions constitue une excellente application de la technologie RT2i qui pourrait, sur un avion de type Boeing 737, générer une économie supérieure à 200 kg sur la masse à vide. De nombreuses autres applications résident dans les pièces structurales d’environnement des moteurs, les antennes, les radômes, etc. Au total, un marché aéronautique potentiel évalué à environ 1 milliard d’euros par an, sans tenir compte des applications hors aéronautique (automobile, ferroviaire, énergie) », estime Pierre Conze, le Président de JTT Composite.
La société a également annoncé que son procédé RT2i avait été retenu par plusieurs filiales du groupe Safran et par l’équipementier américain Rockwell Collins.
JTT Composite emploie une cinquantaine de salariés et prévoit de réaliser un chiffre d’affaires de 4,3 millions d’euros en 2014.








