Après des années de conflit, la direction d’Iberia et le principal syndicat des pilotes de ligne Sepla (Sindicato Español de Pilotos de Líneas Aéreas) sont parvenus à un accord concernant le plan de restructuration de la compagnie.
Les principaux points de cet accord concernent le gel des salaires jusqu’en 2015 et surtout une réduction de 14 % des salaires des pilotes en plus d’une baisse additionnelle de 4 % liée à l’accord de productivité.
À travers cet accord Iberia espère retrouver le chemin de la profitabilité en réduisant ses coûts et en améliorant sa compétitivité. En grande difficulté financière, la compagnie aérienne n’a pas enregistré de bénéfices depuis 2010. Toutefois au deuxième trimestre 2013, elle avait montré des signes de reprise avec une baisse de ses pertes opérationnelles qui sont passées de 93 millions à 35 millions d’euros. Confiant quant au redressement d’Iberia, Willie Walsh, PDG d’International Airlines Group (IAG), maison-mère d’Ibéria, British Airways et Vueling, avait indiqué le 22 octobre 2013 que la compagnie devrait enregistrer un bénéfice en 2014, sans cependant préciser s’il s’agit du bénéfice opérationnel ou du bénéfice net.
« Cet accord va également permettre à Iberia Express [la filiale low cost d’Iberia lancée en mars 2012, ndlr] de se développer en améliorant sa compétitivité et aussi donner la possibilité aux copilotes d’Iberia et Iberia Express d’évoluer dans leur carrière », a déclaré Luis Gallego, le patron d’Iberia.
Dans son plan de restructuration, Iberia prévoit la suppression de 3 141 postes. Les autres syndicats avaient signé un accord avec Iberia en mars 2013. Avant cet accord, 3 807 postes étaient menacés.
« Un changement structurel permanent était le seul moyen de sauver Iberia d’un lent déclin », a conclu Willie Walsh.








