« A un moment, je dis : ça suffit ! » C’est ainsi qu’Henri Proglio a annoncé qu’il renonçait au poste de président du conseil d’administration de Thales dans une interview accordée au journal Le Monde et publiée le 12 mai. L’ancien PDG d’EDF accuse le ministère de l’Economie et des Finances de mener une campagne contre lui, alors même qu’il bénéficie du soutien de la Présidence de la République pour son entrée en fonction.
Bercy souhaiterait en effet qu’Henri Proglio renonce à ses activités auprès de Rosatom, craignant un conflit d’intérêt. Il est actuellement membre du conseil d’administration de deux filiales de l’agence russe de l’énergie atomique.
« Il faut arrêter de me prendre pour un guignol, un espion, un goinfre, un traître… », a-t-il martelé.
Diplômé d’HEC, Henri Proglio a assumé des fonctions de présidence dans de nombreux groupes français, notamment à la Compagnie Générale d’entreprises automobiles (devenue depuis Veolia Propreté), chez Vivendi, Veolia Environnement et, dernièrement, EDF. Il est resté à la tête du producteur et fournisseur d’électricité de 2009 à 2014.
Le poste de président du conseil d’administration de Thales lui avait été proposé en décembre dernier et sa nomination devait être confirmée en assemblée générale le 13 mai. La direction générale est assurée par Patrice Caine.








