Dans sa 10e édition du « Baromètre des salaires des cadres », Expectra, filiale du groupe Randstad spécialisée dans l’intérim et le recrutement des cadres et des agents de maîtrise, décrypte les évolutions des salaires des cadres en 2012, dans cinq grands secteurs. La filière ingénierie et industries, qui profite encore un peu du fort rebond de 2011 (+3,3 %), affiche une hausse de salaires de 2,7 % en moyenne.
L’aéronautique est un secteur où il fait bon travailler en 2012 pour les ingénieurs et les cadres. Ainsi, chez les donneurs d’ordre, trois grands types de profils en pénurie tirent assez bien leur épingle du jeu en matière de politique salariale : les fonctions procurement ont connu une hausse des salaires de l’ordre de 5 %. Juste derrière viennent les ingénieurs électriques et les inspecteurs qualité qui ont été augmentés de 2 %. « Ce sont plutôt les cadres et les jeunes diplômés qui ont le plus profité de cette revalorisation », remarque Karine Riols, manager Ingénierie et Industrie chez Expectra à Toulouse et spécialiste de l’aéronautique dans la région Midi-Pyrénées.
Du côté des sous-traitants, au sein des bureaux d’études, deux types de profils en tension ont profité des hausses de salaire en 2012. Il s’agit des dessinateurs projeteurs et des ingénieurs calculs, avec 5 % de progression.
Par ailleurs, « on note une diminution notable des écarts de salaire entre la province et la région Ile-de-France, plus particulièrement chez les jeunes diplômés. Dans un contexte de pénurie de compétences sur certains métiers, les entreprises basées en province ont revalorisé de manière plus importante les salaires des jeunes diplômés, dans le but de les attirer. Pour les profils expérimentés (5 à 10 ans d’expérience), les écarts de salaire entre la région parisienne et la province n’ont pas fortement diminué », observe Karine Riols.
Toutefois, « qui dit métier en tension ne dit pas nécessairement hausse de salaire », prévient Expectra dans son étude. En effet, certaines entreprises font de plus en plus appel à la part variable « pour fidéliser les meilleurs tout en préservant la profitabilité de l’entreprise », déclare Expectra.








