Les ingénieurs aéronautiques sont aujourd’hui très convoités sur le marché de l’emploi, tant ils sont rares. Les donneurs d’ordre (avionneurs, équipementiers) et les sociétés d’ingénierie recherchent tous les mêmes profils : ingénieurs calculs, ingénieurs systèmes embarqués et distribués, ingénieurs aérostructures, architecte logiciel aéronautique, ingénieurs aérodynamiques … La concurrence est donc rude.
Chaque entreprise innove de ce fait dans sa manière de recruter pour dénicher les perles rares.
Sogeti High Tech, spécialiste de l’ingénierie et du conseil en technologies, a ainsi organisé le 4 septembre dernier une soirée sportive de recrutement. Celle-ci consistait à un match de football entre les candidats et l’équipe de recrutement, suivi d’entretiens personnalisés. La société recherchait des ingénieurs aéronautiques spécialisés dans le développement de systèmes de navigation, l’intégration Système Avionique et la Simulation. De plus, l’entreprise, confrontée à des difficultés de recrutement d’ingénieurs spécialisés, a récemment lancé une formation « Ingénieur en Mécanique des Structures Aéronautiques » en collaboration avec le CNAM Midi-Pyrénées. Cette formation s’adresse aux collaborateurs de Sogeti High Tech.
D’autres sociétés optent pour la formation interne. C’est notamment le cas d’Assystem qui recrute des ingénieurs généralistes et les forme sur des fonctions aéronautiques. « Cette spécialisation peut s’étaler sur plusieurs semaines », précise Sandrine Epplin, responsable recrutement au sein du groupe d’ingénierie et de conseil en innovation.
La pénurie d’ingénieurs aéronautiques est telle qu’une formation unique en France d’ingénieur aérospatial en apprentissage a vu le jour à la rentrée de septembre 2012. Ce cursus a été conçu et développé par le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) et l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace (Isae), à la demande et avec les grands acteurs industriels du secteur, EADS, Safran, Thales, Nexter, l’Onera et le GIFAS. La formation, qui accueille une cinquantaine d’étudiants par an, a déjà reçu l’habilitation officielle de la Commission des Titres d’Ingénieurs (CTI). Le diplôme est ouvert aux étudiants titulaires d’un BTS ou d’un DUT et s’articule autour de 3 options : architecture-système, structure-matériaux et énergétique propulsion.
| Le taux d’insertion des ingénieurs de l’IPSA
Les statistiques sont plus que bonnes. En effet selon les chiffres de l’IPSA sur le taux d’insertion professionnelle de ses ingénieurs issus de la promotion 2011, 69 % ont trouvé un poste clé dans une grande entreprise aéronautique telles que Air France, Airbus, Alten, EADS, Eurocopter, ou encore le groupe Safran. Ils occupent des fonctions très variées, allant de l’ingénieur d’études à ingénieur de production, ingénieur de calcul, ingénieur d’affaires, ou encore consultant… Concernant le salaire annuel d’embauche de ces ingénieurs, celui-ci dépasse les 34 k€. Par ailleurs, une partie des diplômés de 2011, soit 23, poursuivent leurs études dans de grandes écoles comme l’École Centrale de Paris, l’ISAE (ex Supaéro), l’ENAC ou encore l’ESSEC. La promotion 2010 des ingénieurs IPSA a connu la même dynamique d’insertion professionnelle. Site Internet : www.ipsa.fr |








