Les salariés des entreprises de sous-traitance de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle ont mis un terme à l’occupation du siège national du MEDEF. Ils s’étaient introduits dans le bâtiment de l’organisation le 29 mai dernier pour réclamer une garantie à 100 % de leur emploi en cas de reprise de marchés.
À l’issue de plusieurs heures d’occupation du siège du MEDEF à Paris, les employés des entreprises de sous-traitance de l’aéroport de Roissy ont finalement mis fin à leur mouvement. Une décision qui a été prise à la suite de l’engagement du MEDEF « à intervenir auprès de ses adhérents pour les cas où la loi et les conventions collectives sont violées », écrit la CGT de Roissy-CDG sur son site internet.
Les salariés exigent une meilleure protection de leur emploi en cas de passations de marchés de sous-traitance. Ils réclament un transfert de 100 % des contrats de travail avec l’ensemble des acquis. Une réunion pour « déterminer la faisabilité d’un tel accord » est prévue avant la fin juin entre le syndicat et le MEDEF, précise la CGT qui croit que « Techniquement, cet accord est absolument faisable. »
Selon la CGT, 200 salariés des entreprises de sous-traitance de Roissy seraient « actuellement victimes de la perte de leur travail » dans le cadre des passations de marchés. « Des centaines d’autres luttent pour préserver leurs acquis dénoncés par les repreneurs de l’activité. C’est par exemple le cas des salariés des entreprises Vigimark, Airelle, Net Eclair, Colitel, Partner, Traffic Air Services, Trac-pistes », continue le syndicat. En plus des transferts des contrats et des acquis en cas de reprise de marchés, le syndicat demande l’embauche en CDI « des intérimaires du collectif CGT abusivement employés par Air France.»
Depuis le mois d’avril dernier, les salariés des sous-traitants de Roissy-CDG ont mené deux autres actions de protestation, à la Préfecture de Roissy mi-avril et au siège de la DGAC début mai.





