Confronté à la concurrence des grands hubs asiatiques et à l’augmentation du trafic au Japon, l’aéroport de Tokyo Narita veut étendre ses capacités. Le ministère des infrastructures, des transports et du tourisme a approuvé cette semaine un plan allant dans ce sens, qui prévoit différentes actions pour porter la capacité de 300 000 à 500 000 mouvements annuels.
La première mesure va consister en une levée partielle des restrictions en vigueur sur les opérations nocturnes. Actuellement, les compagnies aériennes ne peuvent prévoir des vols qu’entre 6h et 23h, avec une extension possible sous condition jusqu’à minuit. L’amplitude horaire va être allongée pour s’étendre à terme de 5h à minuit, avec des opérations possibles sous conditions jusqu’à 0h30.
Par ailleurs, la piste 16L/34R (située le plus au nord de la plateforme) va être allongée de 1 000 mètres pour atteindre une longueur de 3 500 mètres.
Mais le plus important changement interviendra après les Jeux Olympiques, avec la construction d’une troisième piste. Longue de 3 500 mètres elle aussi, elle aura la même orientation que les deux en service actuellement mais sera située au sud-est du site. Elle pourra accueillir 170 000 mouvements par an.
Tous ces travaux vont aboutir à une extension de mille hectares du site aéroportuaire. Ils sont nécessaires pour que Narita ne se laisse pas déborder par les grands projets aéroportuaires de la région, par exemple à Pékin, Shanghai, Hong-Kong, Séoul ou Singapour. Par ailleurs, l’expansion des low-cost dans l’aéroport tokyoïte depuis 2012 et l’augmentation du trafic emmenée une politique très active de promotion du Japon comme destination touristique ont entraîné le besoin d’augmenter rapidement les capacités pour accueillir les passagers dans les meilleures conditions et atténuer la saturation de la plateforme.








