Un nouveau maillon de la chaîne d’événements ayant conduit à l’accident du Superjet en Indonésie a été dévoilé le 2 août. Selon les premiers éléments de l’enquête des autorités indonésiennes, l’appareil aurait bien reçu la clairance du contrôle aérien pour descendre au-dessous de l’altitude minimale de sécurité dans la zone.
L’appareil devait effectuer un vol de démonstration d’une trentaine de minutes de Halim vers Pelabuhan Ratu à une altitude de 10 000 pieds. Lorsque le vol est entré dans la zone du contrôle de Jakarta, le pilote a demandé à descendre à 6 000 pieds. L’altitude minimale de la zone était cependant fixée à 6 900 pieds, et à 13 200 pieds pour les vols hors des routes habituelles. Le contrôleur a pourtant donné son autorisation et le pilote a entamé la descente puis a tourné à droite, toujours avec l’aval du contrôleur.
Le mont Salak, où l’appareil s’est écrasé, culmine à 2 211m (7 254 pieds). La zone de l’impact se trouvait quant à elle à une altitude d’environ 6 000 pieds. L’enquête préliminaire n’a pas encore officiellement déterminé si les alarmes, notamment de proximité du sol, ont fonctionné. L’avionneur avait déjà annoncé que le CVR avait enregistré le déclenchement d’une alarme de l’EGPWS quelques secondes avant le drame. L’appareil transportait 45 personnes.








