Les efforts consentis dans le cadre du plan Transform 2015 n’ayant pas suffi à rendre le groupe bénéficiaire en raison de la baisse de la recette unitaire, Air France-KLM a été obligé de durcir son successeur, Perform 2020. Alors que les mesures de productivité sont en négociations au sein de l’entreprise, d’autres mesures, d’économies, ont déjà été prises.
Air France-KLM avait en effet déjà annoncé une réduction de ses investissements. Le plan d’investissement a été revu à la baisse de 600 millions d’euros, répartis équitablement sur 2015 et 2016. Sur chaque année, le groupe ne prévoit plus que de dépenser 1,9 et 2,2 milliards d’euros, respectivement, pour l’amélioration de son produit à bord, sa sécurité et sa maintenance.
Les coupes concernent essentiellement les rentrées d’avions. Ainsi, trois appareils long-courrier, destinés au groupe et dont les livraisons étaient principalement prévues en 2016, sont repoussés. Frédéric Gagey a également précisé que quelques 787 dont les livraisons étaient prévues autour de 2018-2019 seraient livrés plus tard.
Par ailleurs, trois appareils de la famille A320 arriveront aux aussi plus tardivement. Enfin, l’introduction de trois à quatre Boeing 737 destinés à Transavia a été repoussée. Selon les prévisions énoncées en juillet dernier, la flotte de Transavia France devait compter 24 appareils à l’été 2015. Ils ne devraient être que 21.
Air France va également maintenir sa stricte gestion des capacités. La croissance de 1,8% prévue initialement a été ramenée à 1% et la compagnie a renoncé à une ouverture de ligne.








