L’Aviation Safety Council taïwanais a publié le 2 juillet un rapport factuel concernant l’accident survenu sur un ATR 72-600 de TransAsia le 4 février dernier. Contenant des retranscriptions des discussions dans le cockpit, celui-ci confirme les premières constatations réalisées au lendemain de l’accident, à savoir que le pilote aux commandes a éteint le mauvais moteur après le déclenchement d’une alarme dans le cockpit.
L’ATR 72-600 venait en effet à peine de décoller lorsqu’une alarme signalant une « extinction du moteur 2 durant le décollage » a retenti – l’hélice s’étant mise en drapeau. A ce moment, l’appareil se trouvait à une altitude de 1 200 pieds. Le pilote aux commandes a alors désengagé le pilotage automatique et a progressivement réduit la puissance du moteur 1 jusqu’à l’éteindre, 46 secondes après le déclenchement de l’alarme.
L’alarme de décrochage s’est déclenchée deux fois. Quant au pilote aux commandes, il a tenté deux fois de réengager le système de pilotage automatique, en vain. Au bout de 56 secondes, il a voulu redémarrer le moteur 1 mais l’appareil se trouvait déjà à une altitude de 401 pieds, avec une vitesse de 106 nœuds. C’est alors qu’il a réalisé : « oh, j’ai éteint les gaz du mauvais côté. » L’ATR a percuté un pont huit secondes plus tard et s’est abîmé dans la rivière Keelung.
L’appareil, immatriculé B-22816, devait réaliser le vol GE235 de Taipei (Songshan) à Kinmen. Il transportait 58 personnes, dont cinq membres d’équipage. L’accident a fait 43 victimes. Après cet accident, TransAsia a dû faire repasser les tests d’aptitude à tous ses pilotes d’ATR – vingt sur 49 avaient échoué.
Le rapport final est attendu pour le mois d’avril 2016.








