Transaero va pouvoir respirer : le gouvernement et les banques russes lui ont tendu la main. En raison de « la difficile situation macroéconomique», la deuxième plus importante compagnie aérienne de Russie avait demandé un soutien financier à l’Etat pour garder la tête hors de l’eau. Soutien qui lui a été accordé puisque la banque VTB lui a accordé un prêt garanti par l’Etat de 165 millions de dollars.
Transaero souffre en effet de l’absence de croissance de l’économie russe dont les effets ont été décuplés par la forte dévaluation du rouble, qui s’est elle-même emballée ses dernières semaines. Cette situation entraîne notamment une forte hausse des coûts de location des appareils et des prix du carburant, en plus d’une chute de la demande.
En échange, la compagnie s’est engagée à ne pas augmenter ses tarifs en 2015 sur son réseau domestique et même à réduire de 5 à 7% ceux des liaisons sur lesquelles elle se trouve en situation de monopole. Dans le même temps, elle va mettre en place des mesures de redressement d’ici trois à six mois et augmenter ses capacités vers les stations balnéaires russes et la partie extrême-orientale de la fédération.
Transaero n’est pas la seule à souffrir de la situation, ses consoeurs étant toutes dans le même cas. Les difficultés d’UTair sont même encore plus profondes. La troisième compagnie russe n’arrive plus à régler ses dettes et se trouve sous la menace d’une saisie d’une partie de sa flotte. En pleine restructuration, elle a annoncé ce mois-ci qu’elle allait fortement réduire le nombre de ses appareils de 117 à 71 – quatorze sont déjà cloués au sol, dont ses quatre A321 et six 737-800 les plus récents.








