Lors de la publication de ses résultats semestriels, Ryanair a revu à la hausse ses prévisions de bénéfice net pour le second semestre 2014-2015. Celui-ci devrait non plus seulement atteindre 650 millions d’euros mais devrait davantage se trouver entre 750 et 770 millions d’euros.
Le premier semestre a en effet vu la nouvelle stratégie de Ryanair (davantage tournée vers le client) porter ses fruits, avec une augmentation du remplissage de 4%, des yields de 5% et des recettes auxiliaires de 4%. La baisse des coûts du carburant a également eu un impact positif sur les résultats. Le résultat est un bénéfice net en hausse de 32% à 795 millions d’euros.
Forte de ce bon premier semestre et d’un bon niveau de réservations pour cet hiver, Ryanair a décidé d’augmenter ses capacités cet hiver. La low-cost irlandaise souhaite en effet saisir les opportunités qui s’offrent à elle, Alitalia, Air Berlin et Lufthansa réduisant leurs capacités court-courrier au départ de l’Italie et de l’Allemagne respectivement. Ainsi, Ryanair va continuer d’investir les aéroports principaux, à Berlin, Cologne et Hambourg. Elle a également annoncé une reprise de son expansion dans les pays scandinaves, traditionnellement chers, avec l’ouverture d’une base à Copenhague, après des années de stagnation sur ces marchés.
Ainsi, avec une augmentation de 16% de ses capacités cet hiver, elle espère une hausse égale de son trafic, répartie entre +12% au troisième trimestre et +20% au quatrième. En revanche, les prix vont diminuer, de 3 à 5% et de 6 à 10% sur ces périodes. Mais les coûts unitaires devraient encore se réduire, d’où la révision à la hausse de ses prévisions de bénéfice net au second semestre.
Par ailleurs, dans une interview accordée à Bloomberg, Michael O’Leary, le CEO de la compagnie, a rappelé que la flotte de la compagnie allait doubler dans les dix prochaines années et que la moitié de cette croissance se ferait dans les aéroports principaux.








