Les redevances aéronautiques de Paris vont continuer d’augmenter. Aéroports de Paris et l’Etat sont parvenus à un accord sur le troisième contrat de régulation économique, qui prévoit notamment une hausse des redevances de 1% au-delà de l’inflation sur la période 2016-2020.
Plus en détail, un gel (hors inflation) a été décidé pour 2016, comme en 2015. Par la suite, l’augmentation sera de 1,25% au-delà de l’inflation en moyenne. C’est moins que ce que demandait Aéroports de Paris, qui comptait initialement sur une hausse de 1,75%.
Conscient de la grogne des compagnies aériennes, Augustin de Romanet a expliqué qu’Aéroports de Paris allait faire sa part en termes de maîtrise des coûts et que les investissements dans les installations et les services allaient atteindre un niveau élevé sur la période (3 milliards d’euros). Ainsi, « le contrat de régulation économique est marqué du signe de la coresponsabilité : quand les compagnies aériennes veulent des investissements [dans les plateformes, ndlr], il est normal qu’elles en paient un prix minimal. Ici, il est modéré, voire modeste », juge le président d’ADP.
Ces investissements s’inscrivent notamment dans le cadre de la fusion des terminaux, censée faciliter les flux de passagers et augmenter les capacités. Après avoir construit une jonction entre les terminaux 2A et 2C à CDG, une installation similaire est envisagée entre le 2B et le 2D, entre plusieurs satellites du terminal 1, ainsi qu’entre les terminaux Ouest et Sud à Orly.
Selon la FNAM, qui a immédiatement réagi à l’annonce, « cet arbitrage gouvernemental ignore totalement le contexte d’asphyxie dans lequel se trouve le transport aérien français. […] Le gouvernement n’a fait que privilégier une valorisation patrimoniale. » En effet, le principe de la double caisse n’a pas non plus été remis en question.







