L’autorité de la sécurité aérienne taïwanaise (Aviation Safety Council) a publié le 6 février les premières données recueillies après la synchronisation et la lecture des enregistreurs de vol de l’ATR 72-600 de TransAsia qui s’est écrasé le 4 février. Elles suggèrent que l’équipage aurait pu couper le mauvais turbopropulseur à la suite du retentissement de la première alarme moteur.
En effet, les données enregistrées par le FDR montrent qu’une alarme s’est déclenchée à 10h52.38 secondes, indiquant une panne sur le moteur 2 (à droite). L’hélice s’est alors placée en drapeau, ce qui réduit sa résistance à l’air. L’ATR se trouvait à une altitude de 1 200 pieds à ce moment.
Quelques secondes plus tard (à 10h53.24), l’arrivée de carburant du moteur 1 (gauche) est coupée et son hélice se positionne également en position drapeau. Après plusieurs alarmes de décrochage, le turbopropulseur est redémarré à 10h54.20, seize secondes avant qu’il s’abîme dans la rivière. A aucun moment, l’arrivée de carburant n’a été coupée pour le moteur 2.
L’ASC a rappelé que l’appareil transportait 58 personnes, dont 53 passagers et cinq membres d’équipage. Le bilan de l’accident fait désormais état de 35 victimes, quinze survivants et huit personnes disparues.
L’ASC est l’autorité en charge de l’enquête. Le BEA, Transports Canada, le Bureau de la sécurité des transports du Canada, ATR et Pratt & Whitney Canada participent également.









