On pensait que ce serait l’un des grands sujets de l’assemblée générale de l’IATA, mais le débat sur les subventions n’aura pas eu lieu. Tony Tyler a indiqué que cela n’avait rien à voir avec l’association, ce qu’a confirmé Doug Parker, le CEO d’American Airlines : « ce n’est pas un problème entre les compagnies, c’est un problème entre les gouvernements. »
Seul le CEO de Qatar Airways, Akbar Al Baker, l’a évoqué en assemblée en demandant à l’IATA de réaffirmer son soutien à la libéralisation du transport aérien. « Je voudrais répéter devant tous les membres notre inquiétude au sujet du protectionnisme venant des Etats-Unis et d’Europe. » « Il est important que l’IATA répète son soutien à l’agenda approuvé par l’assemblée générale en 2008 pour la liberté dans l’industrie du transport aérien », a-t-il ajouté.
En marge de l’AG, Doug Parker a quant à lui répondu qu’il ne s’agissait pas de protectionnisme : « les Etats-Unis ont le ciel le plus ouvert du monde. »
Le conflit résulte d’une étude publiées par les trois majors américaines accusant les gouvernements du Golfe d’enfreindre les règles des accords de ciel ouvert en subventionnant leurs compagnies aériennes.
Elles accusent Etihad, Qatar Airways et Emirates d’avoir reçu plus de 40 milliards de dollars de subventions – ce à quoi les compagnies du Golfe ont rétorqué que Delta, American Airlines et United Airlines avait profité de leur côté de 70 milliards d’aides, notamment au travers du Chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites.








