Gulf Air est toujours en difficulté. La compagnie de Bahreïn a lancé le 16 janvier un nouveau plan de restructuration majeur qui verra l’optimisation de sa flotte et de son réseau, l’assainissement de sa structure administrative et la refonte de ses procédures internes.
Le programme prévoit des efforts sur trois ans mais les objectifs sont ambitieux dès le départ. Dès la fin de l’année 2013, la compagnie espère en effet réduire ses coûts de 24% et améliorer sa recette unitaire de 9%.
Pour cela, le réseau va être restructuré. Afin de répondre au plus près aux demandes de ses passagers, Gulf Air va renforcer son activité sur le marché MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord). Elle va également supprimer ses liaisons à faible trafic pour se concentrer sur les routes point à point à forte demande et haut yield.
Elle a déjà annoncé la suspension de huit rotations qui n’étaient pas viables, vers Aden, Erbil, Kaboul, Colombo, Katmandou, Dacca, Copenhague et Rome. De nombreuses autres liaisons ont vu leurs fréquences réduites, dont Paris qui n’est plus desservi que sept fois par semaine au lieu de neuf depuis le 13 janvier.
Gulf Air s’est toutefois engagée à maintenir des liaisons vers l’Europe, l’Extrême-Orient et l’Inde pour conserver ses liens stratégiques.
Par conséquent la flotte va être simplifiée, même si la compagnie n’a pas précisé dans quelle mesure. Elle est actuellement composée de deux ERJ 190, deux A319, seize A320, quatre A321, dix A330-200 et un A340-300. Trois de ses A340 sont actuellement stockés et tous devraient avoir quitté la flotte en 2014. Gulf Air cherche en effet à s’en défaire depuis plusieurs années.







