NetJets, compagnie d’aviation d’affaires, propriété du fonds d’investissement américain Berkshire Hathaway, va licencier 128 de ses 960 pilotes de ligne, essentiellement des Français et des Belges. Ce plan de réduction des effectifs serait lié à un problème de sureffectifs de PNT.
Selon Les Échos, la société d’aviation d’affaires n’arriverait plus à faire face aux taux de charges sociales trop élevées en France et en Belgique. Cette décision de se séparer d’une partie de son PNT européen aurait été motivée par la nouvelle réglementation européenne en matière de protection sociale des personnels navigants, qui stipule que « les hôtesses de l’air, stewards et pilotes de ligne sont désormais soumis au régime social du pays dans lequel ils débutent et terminent leurs temps de service ». Or, jusqu’à l’entrée en vigueur de cette nouvelle loi en juin dernier, NetJets déclarait ses salariés au Royaume-Uni et au Portugal, où les charges sociales sont moindres.
Les nouvelles règles européennes ne s’appliquent qu’au personnel recruté après le 28 juin 2012.
En mars dernier, Netjets, qui était poursuivie pour « travail dissimulé », avait été relaxée par le tribunal correctionnel de Bobigny. La compagnie était alors accusée d’avoir déclaré ses salariés résidant en France sous contrat de travail étranger. Moins chanceuses, les compagnies aériennes à bas coût easyJet, Ryanair et CityJet avaient, elles, été condamnées à de lourdes peines pécuniaires pour « travail dissimulé ».








