En février 2014, le portrait-métier est consacré au métier de PNC à travers le parcours de Mehdi Lardi, jeune steward chez Emirates.
Cela fait deux ans que Mehdi Larbi est steward chez Emirates. Basé à Dubaï, il sillonne le monde en Boeing 777, Airbus A330 et A340. Parmi ses destinations, les États-Unis (Seattle, Houston, Dallas…), l’Afrique (Dakar, Alger, Johannesbourg…), ou encore l’Europe (Prague, Vienne, Madrid…).
Avant d’intégrer la compagnie aérienne en février 2012, le jeune homme de 28 ans travaillait à La Poste. C’est au cours d’un séjour à Dubaï en mars 2011 qu’il apprend par son ami chez qui il séjourne, lui-même steward chez Emirates, que la compagnie recrute des hôtesses de l’air et stewards, notamment français. « Comme la vie et le climat à Dubaï m’ont bien plu, j’ai décidé de tenter ma chance une fois de retour en France en participant à une des journées de recrutement organisées par Emirates à Paris », se souvient Mehdi.
En juillet 2011, il se présente, muni de son CV, à l’Hôtel Hyatt Regency de Roissy-Charles de Gaulle où se déroule la sélection d’Emirates. Sur les 300 candidats présents ce jour-là, Mehdi fait partie des 70 sélectionnés pour passer les tests de recrutement en anglais. Il réussit très facilement les premières épreuves (présentation, QCM et rédaction), mais se fait éliminer au stade de la mise en situation, son niveau d’anglais étant très faible à l’époque.
Déterminé à rejoindre la compagnie, Mehdi décide en novembre 2011 de prendre 5 mois de congés sans solde auprès de son employeur pour partir, sac au dos et économies en poche, en Australie, avec comme seul objectif, améliorer son anglais. Une destination qui prendra par la suite tout son sens.
Alors qu’il travaillait comme plongeur dans un restaurant à Sydney, il entend parler d’une journée de recrutement Emirates dans la ville. En décembre 2011, il se présente au rendez-vous, passe les tests de sélection et les réussit tous. Il est embauché.
Un mois de formation
Le 13 février 2012, il s’envole donc pour Dubaï où l’attend un mois de formation nécessaire avant de monter dans un appareil. Cette formation, gratuite, est dispensée par Emirates. « C’est l’équivalent du CCA [Cabin crew attestation, ndlr] en Europe », indique Mehdi, qui ajoute toutefois que cette licence internationale ne lui permet pas de travailler dans d’autres compagnies aériennes. « Elle n’est valable que chez Emirates », précise-t-il. Renouvelée chaque année, la formation comprend les gestes de sauvetage et de secours (du malaise jusqu’à l’accouchement en vol…), des mises en situation (toboggan…). Emirates dispose de simulateurs pour ses formations pratiques.
Côté salaire, un steward chez Emirates peut réaliser au maximum 120 heures de vol par mois. Mehdi, lui, en réalise en moyenne 90. Ces heures de vol, payées 55 dirhams des Émirats arabes unis (AED) l’heure pour un steward en classe Economy, soit 11 euros, s’ajoute au salaire de base qui est d’environ 800 euros.
Le contrat de travail de Mehdi, renouvelable tous les trois ans, arrive bientôt à terme. Le jeune homme envisage de le renouveler. Travailler chez Emirates lui permet de faire des économies, puisque le logement, l’électricité, ou encore l’eau sont pris en charge par la compagnie aérienne.








