L’IAAG/EPAG, la célèbre école de pilotage Amaury de la Grange située sur l’aérodrome de Merville dans le Nord-Pas-de-Calais, vit peut-être ses dernières heures. Le centre de formation aéronautique se trouve depuis plus d’un an dans une situation financière difficile, due à l’arrêt de la formation des cadets d’Air France.
En redressement judiciaire, l’EPAG a demandé le 26 octobre dernier au tribunal de commerce de Dunkerque un sursis pour permettre à des repreneurs de déposer une offre. Si ce délai est accordé, l’EPAG disposera alors d’une quarantaine de jours pour trouver un repreneur. Le tribunal devrait rendre une décision demain, mardi 30 octobre 2012.
À ce jour, un groupe d’investisseurs français, FJ Investissements, se dit intéressé par la reprise de l’école de pilotage, mais sous certaines conditions : la poursuite des agréments DGAC, une baisse de la redevance d’occupation du domaine public et la clarification des relations avec Air France et l’ENAC.
Les deux premières conditions levées, l’EPAG est actuellement en œuvre pour satisfaire les deux dernières, qui sont moins simples à remplir. En effet, FJ Investissements exige le rapprochement entre l’EPAG et l’ENAC au sujet de la formation de 60 cadets chinois de la compagnie China Eastern, dont le contrat est détenu aujourd’hui par l’EPAG. Ce contrat risque d’être confié à l’ENAC, qui dispose d’une flotte d’avions à la hauteur des exigences de China Eastern. L’École Nationale de l’Aviation Civile assure déjà, pour le compte de l’EPAG, la formation de 45 cadets chinois sur des avions Beech.
L’autre condition concerne le versement de la taxe d’apprentissage d’un million d’euros par Air France en 2013 et de la moitié de cette somme pour 2014. Air France prend en charge la qualification des élèves chinois sur A320 et de leur adaptation en ligne.
L’EPAG a été créé en 1968. L’école de pilotage compte à ce jour 50 salariés, dont les emplois sont menacés. La flotte de l’école qui forme des pilotes et des mécaniciens aéronautiques est composée de 22 avions.








