La seconde variante du Dreamliner de Boeing, qui vient de décrocher son double certificat de type FAA/AESA le 17 juin dans sa version motorisée par Rolls-Royce (Trent 1000-J2), n’est pas totalement prête. La certification de l’appareil a en effet été rendue possible grâce à deux dérogations impliquant des systèmes critiques de l’appareil.
Le premier problème concerne le Generator Control Unit (GCU) attaché à la RAT (Ram Air Turbine) qui permet de générer de l’électricité en cas de perte total de puissance sur les deux réacteurs et qui alimente ainsi les systèmes vitaux de l’appareil (on se souvient de l’A330 d’Air Transat qui s’était posé aux Açores en 2001). Le système ne serait pas aussi fiable que prévue par les critères de certification.
Le second est un problème identifié sur la molette du sélecteur d’altitude au niveau de la planche du pilote automatique. Cette molette serait plus lâche que d’habitude et pourrait conduire à la saisie de mauvais chiffres lorsque le pilote pousse le bouton-poussoir pour passer en mode ALT. Un correctif est déjà prévu et sera certifié dans les prochaines semaines.
Rappelons qu’à l’instar du 787-8 il y a seulement un mois, la première version allongée du Dreamliner a été certifiée ETOPS 330 minutes. Le 787-9 devrait entrer en service dans les prochaines semaines sous les couleurs d’Air New Zealand.








