La FNAM, Fédération Nationale de l’Aviation Marchande, œuvre à travers huit chambres syndicales qui couvrent l’ensemble des métiers de l’aérien. Sa structure a été créée en 1990 dans le but de représenter les entreprises du transport aérien français et défendre leurs intérêts auprès des autorités publiques, sur des questions économiques, sociales, environnementales, techniques et réglementaires.
La fédération doit surveiller, notamment la compétitivité du pavillon français, aujourd’hui menacée par « la mise en place de nombreuses réglementations », selon Guy Tardieu, délégué général de la FNAM. « Le pavillon français va mal. Chaque année depuis 2000, il perd un point, excepté en 2011, où il a perdu deux points. La part du pavillon français dans le paysage du transport aérien en France ne cesse de diminuer : de 56 % en 2000 et 46 % en 2011, elle est passée à 44 % en 2012, soit 4,5 % de la croissance du transport aérien européen », détaille le délégué général.
À ce jour, la FNAM compte plus de 370 entreprises françaises adhérentes liées à l’aérien, qui sont des compagnies aériennes, entreprises d’assistance, des organismes de formation, des aéroports… Ces sociétés emploient à elles seules plus de 130 000 personnes exerçant tous les métiers du transport aérien : hôtesse de l’air, steward, pilote de ligne, les métiers aéroportuaires… De plus, 80 % de la flotte et des activités du secteur aérien français sont représentées au sein de la FNAM, selon la fédération.
En 2011, les entreprises membres de la FNAM ont réalisé un chiffre d’affaires global d’environ 20 milliards d’euros, dont 70 % ont été réalisés par Air France et ses filiales.
Membres
Les membres du conseil d’administration de la FNAM, qui sont tous des patrons d’entreprises du secteur aérien, sont élus pour 3 ans en assemblée générale. La présidence du CA est assurée depuis 2003 par Lionel Guérin, PDG d’Airlinair et chargé de la préfiguration du futur Pôle Régional Français d’Air France (PRF).
Par ailleurs, une dizaine de salariés permanents travaillent à la FNAM. Ils ont à leur tête le délégué général nommé par le président de la FNAM et confirmé en assemblée générale. Depuis mars 2012, la fonction est occupée par Guy Tardieu.
Missions
La FNAM agit dans de nombreux domaines, dont la sécurité et la sûreté aérienne, le développement durable avec la mise en place d’indicateurs de mesure des impacts environnementaux des sociétés aériennes (Observatair) et bien sûr elle se préoccupe de la compétitivité du transport aérien français. La fédération assure également, auprès du SNAV (Syndicat National des Agences de Voyages) et du CETO (Association de Tour-Opérateurs), le rôle de médiateur en cas de litige entre une compagnie aérienne ou une agence de voyage et un consommateur.
Sur le plan social, la FNAM s’implique en faveur de la formation, de l’emploi, de la diversité et de l’égalité professionnelle. Ainsi, la fédération anticipe notamment, grâce à des actions en partenariat avec des écoles et des organismes de formation (ENAC, ENSMA, CFAI, AFMAE, CFA, Opcalia…), l’évolution des qualifications et des emplois de l’aérien. « Le secteur de l’aérien est pourvoyeur et, surtout, inducteur d’emplois. Mais il se caractérise aussi par la volatilité de certains de ses métiers, à l’image d’agent de vente en agence qui disparait peu à peu au profit de webmasters, car les ventes de billets se font désormais principalement sur le web », précise le délégué général de la FNAM. « Le système de formation français dans le secteur du transport aérien n’est pas toujours adapté à l’évolution des métiers ; or il s’agit d’un secteur qui dispose de moyens de formation significatifs. Notre rôle consiste aussi à faire en sorte que les formations s’adaptent à la vitesse d’évolution des métiers », ajoute-t-il.
Aujourd’hui, 95 % des actions de la FNAM sont réalisées en Ile-de-France. Néanmoins, des dispositifs sociaux sont en cours de développement en région, notamment à Lyon avec le programme d’insertion « Les Ailes de la Ville ».








